Prix XVIIIe siècle

Année 2013


Vingt-cinq mémoires ont été présentés cette année pour concourir au Prix Dix-huitième siècle. La grande qualité et la diversité de ces mémoires de master (dont deux seulement étaient des masters 1) de littérature française, littérature anglaise, littérature générale et comparée, histoire, histoire de l'art, musicologie et histoire du droit, constituent un enthousiasmant témoignage de la vitalité des recherches en cours sur le dix-huitième siècle.


Le Prix a été décerné à deux mémoires ex æquo
à Dimitri Garncarzyk pour "La bibliothèque des enfers : étude comparée des Dialogues des morts de Fénelon et des Rozmowy zmartych d'Ignacy Krasicki", mémoire de Master 2 dirigé par Françoise Lavocat à Paris VII, pour la session 2010-2011. Il s'agit d'un travail très original de littérature comparée qui élabore une poétique du dialogue des morts, à partir de l'étude croisée des Dialogues des morts de Fénelon et des Rozmowy zmartych d'Ignacy Krasicki, un auteur polonais de la fin du XVIIIe siècle, en examinant notamment l'intense travail de remaniement poétique et d'échos intertextuels qui caractérise le genre,
et à Noémie Jouhaud pour "L'aventure éditoriale de Jean-Jacques Rousseau", mémoire de Master 2 dirigé par Jacques Berchtold à Paris IV. Ce mémoire de littérature française explore les relations de Rousseau avec ses différents éditeurs — en particulier le soin avec lequel il suit le processus d'édition de ses propres œuvres — mais également la manière dont il construit, de ses premiers textes jusqu'aux dialogues de sa vieillesse, un rapport particulier à « son » lecteur rêvé. A la croisée de l'histoire littéraire et de l'histoire du livre, ce travail, original par sa méthode, entreprend ainsi une attentive reconstitution des relations paradoxales de Rousseau au medium même du livre.


Le jury a en outre décerné une mention spéciale à deux mémoires : 
Celui d'Audrey Faulot, "Individus et communautés : un aspect de la quête identitaire dans Cleveland et Le Doyen de Killerine de L'abbé Prévost", un mémoire de master 2 dirigé par Florence Lotterie à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon, pour la session 2010-2011. Ce mémoire de littérature française se situe au cœur d’une forte actualité aussi bien sur le plan théorique (sur les problèmes d’identité, de genre, des liens entre individus et communautés ) que dans le domaine de la critique prévostienne. Il se distingue par sa maîtrise d’une bibliographie résolument transdisciplinaire et propose une lecture personnelle du Cleveland et du Doyen de Killerine de Prévost.


Une mention spéciale a également distingué le travail de Marion Leclair : "Roman, récit et philosophie dans l'œuvre fictionnelle de William Godwin, une étude de Caleb Williams, St Leon & Fleetwood ", un mémoire de Master 2 dirigé par Isabelle Bour à Paris III, en études britanniques, pour la session 2010-2011. Marion Leclair s'interroge sur l'harmonie des "romans philosophiques" de William Godwin, en problématisant, avec une clarté et une fermeté remarquables, les déformations et reconfigurations réciproques de la philosophie et du roman dans cette œuvre de la fin du siècle.

 

Florence Magnot-Ogilvy, présidente du jury composé de :
Jean-Christophe Abramovici, Sophie Audidière, Anne Deneys, Florence Ferran, Aurélia Gaillard, Bernard Gainot, Stéphanie Genand, Aude Henry-Gobet, Sophie Lefay, Catherine Lanoë, Florence Lotterie, Laurence Macé, Gaëtane Maës, Marie-Pauline Martin, Martial Poirson, Laurine Quetin, Isabelle Romero, François Rosset, Franck Salaün, Susana Seguin, Naoko Seriu, Patrick Taïeb et Izabella Zatorska.

 


fritz-thelen Preis

Année 2012


Le gagnant du Fritz-Thelen-Preis 2012 organisé par IGEB est
David GASCHE, PhD
La musique de circonstance pour Harmoniemusik à Vienne (1760-1820), Universités de Wien (A) et Tours (F), 2009.

Plus d'informations sur www.igeb.net



Prix XVIIIe siècle

Année 2010


Ont concouru pour la troisième édition du Prix XVIIIe de la SFEDS quinze mémoires de niveau de Master, tous d’un très bon niveau et de disciplines différentes (littérature, histoire des idées, histoire de l’art, philosophie et histoire). Leurs auteurs méritent tous d’être cités et salués : Andréane Audy-Trottier (Québec), Gilda Bouchat (Lausanne), Alice Brick (Valenciennes), Simon Dagenais (Québec), Étienne de Sève (Montréal), Nathalie Foucher (Orléans), Magalie Fourgnaud (Bordeaux), Hildegarde Fréville (Rouen), Kim Gladu (Québec), Ann-Marie Hansen (Montréal), Sarah Lebasch (Nancy), Jeff Moronvalle (Amiens), Maryse Palante (Lorient), Dimitri Skopelitis et Dimitri Zufferey (Genève), Marine Valdenaire (Lyon).
Ma gratitude va tout particulièrement aux treize membres du jury qui m’ont entouré, ont pris de leur temps pour lire en détail et évaluer les mémoires qui leur ont été soumis : François Bessire, Denis de Casabianca, Stéphanie Genand, Dominique Godineau, Patrick Graille, Dominique Hölzle, Sophie Marchand, Martial Poirson, Alain Sandrier, Maria Suzana Seguin, Yannick Séité, Laurence Vanoflen et Alexandre Wenger.

Au terme d’un long processus de distribution, lecture, évaluation et synthèse, quatre mémoires ont été distingués pour leur excellence. À deux d’entre eux, le jury a décidé d’accorder une mention spéciale : 

Gilda Bouchat, Naissance et baptême de l’esthétique. Une lecture de A.G. Baumgarten (dir. Raphaël Célis, Université de Lausanne)
Magali Fourgnaud, L’Homme-Lumière. Entrelacement du discours fictionnel et du discours scientifique dans l’“Histoire du Prince Titi”, de Thémiseul de Saint-Hyacinthe (1736) (dir. Aurélia Gaillard, Univiersité de Bordeaux)

Le Prix XVIIIe 2010 a été, lui, attribué ex-aequo à deux travaux qui témoignent de la vitalité des recherches et histoire de l’art et nous ont tous frappé par leur richesse documentaire et la subtilité de leurs analyses. 

Elisabeth-Charlotte (1676-1741), une femme à la mode ? de Sarah Lebasch, (dir. Pierre Sesmat, Histoire de l’art, Université Nancy 2) est un travail original et personnel sur la duchesse de la Lorraine puis Régente du royaume dans son rapport à la mode : fascinante plongée dans les rubans, pompons, jarretières et jupons soutenu par une vraie réflexion sur la « culture des apparences », les rapports entre luxe et pouvoir à l’âge rococo.

Jeff Moronvalle quant à lui a consacré son mémoire à la Représentation de l’altérité et politique des images dans le Recueil de Cent Estampes représentant différentes Nations du Levant de Charles de Ferriol (dir. Philippe Sénéchal, Histoire de l’art moderne, Université de Picardie) : analyse rigoureuse, remarquablement transdisciplinaire sur l’ambivalence du rapport au despotisme ottoman et les logiques de l’imagerie orientale depuis le XVIIe siècle.

Le Prix a été remis aux lauréats le 29 janvier 2011 à l’occasion de l’Assemblée Générale de la SFEDS dans la salle des Cartes du Château de Vincennes. Les quatre jeunes chercheurs figurant au Palmarès ont été invité à soumettre un article pour la partie « Varia » du prochain numéro de Dix-Huitième Siècle.

Jean-Christophe Abramovici
(Président du jury  du Prix XVIIIe)

Bourse de thèse accordée par le conseil général de Picardie

 

Directeur de la thèse : Colas Duflo, Centre d’Etude du Roman et du Romanesque (CERR), Université de Picardie Jules Verne (Amiens).
Sujet entrant dans la thématique suivante :
Littérature romanesque et philosophie au dix-huitième siècle

Envoyer un dossier de candidature à l'EDSHS : projet en 3-5 p., CV, lettre de motivation.

Ecole Doctorale en Sciences Humaines et Sociales
Bureau E311
Campus, chemin du Thil, 80025 Amiens
Tél 0322827998 / 0322827339
Avant le 23 juin.

(envoyer un double à colas.duflo@u-picardie.fr)

Les allocations de thèse pré-attribuées seront allouées après vote de l’assemblée du Conseil régional de Picardie de juillet.


Prix Albert Mathiez

Année 2006 - société Robespierriste

 

À l’approche de son centième anniversaire, la Société des études robes¬pierristes a décidé de créer un prix bisannuel récompensant une thèse universitaire, française ou étrangère, soutenue après le 1er avril 2004 et rédigée en langue française, consacrée à la période révolutionnaire, largement définie selon les termes mêmes de ses propres statuts, c’est-à-dire allant des années 1770 jusque vers 1815, et incluant les causes et les conséquences, mêmes lointaines, de la Révolution.

Le nom d’Albert Mathiez a été donné à ce prix, afin de perpétuer la mémoire et l’enseignement de celui qui fut à la fois l’un des plus grands historiens de la Révolution française et le fondateur de notre Société et de sa revue, respectivement en juin 1907 et janvier 1908.

Il appartient à tous les sociétaires, et plus généralement à tous ceux qui enseignent l’histoire de la Révolution française et dirigent des thèses sur cette période, de faire connaître autour d’eux l’existence de ce prix.

La thèse primée sera publiée sous forme d’ouvrage, dans un délai maximum de deux ans, par les éditions de notre Société. Il est demandé aux candidats de ne pas signer de contrat d’édition avant la déclaration des résultats.

Les candidats devront avoir soutenu leur thèse après le ler avril 2004.

Le dossier est à adresser au Secrétariat général de la Société des études robespierristes, 17 rue de la Sorbonne, 75231 Paris cedex 05, avant le 30 mai 2006.

Domaine de recherche : Le champ de recherche ne se limite pas à la période ouverte par la réunion des États généraux et close par la chute de Napoléon. Il englobe également les origines et le développement ultérieur de la Révolution, embrassant ainsi toute la période comprise entre les années 1770 et le début du XIXe siècle. Les travaux soumis au jury pourront suivre différentes approches (théorique, empirique, comparatiste ou méthodologique) et relever de plusieurs disciplines (histoire, droit, sciences politiques, sciences, littérature, art, philosophie, etc.).

Le dossier de candidature devra comprendre :
• deux exemplaires de la thèse,
• un résumé de dix pages maximum (7 exemplaires)
• un curriculum vitae (7 exemplaires),
• le rapport de soutenance (7 exemplaires),
• une copie du document administratif attestant la soutenance et la mention obtenue.
Le bureau de la Société établira dans le mois qui suit la date limite d’inscription la liste des candidats admis à concourir.


Renseignement et règlement au Secrétariat général de la société des études robespierristes, 17 rue de la Sorbonne, 75231 Paris cedex 05.


Prix XVIIIe siècle

Année 2005

 

À l’occasion de l’Assemblée générale de notre société, le 28 janvier dernier, Michel Delon a remis le premier Prix XVIIIe siècle, doté d’une somme de 500 € et de deux ans d’adhésion à la SFEDS, suite aux délibérations d’un jury composé de Jean-Christophe Abramovici, Lise Andriès, Jacques Berchtold, Michel Delon, Catriona Seth et Diego Venturino.
Comme cela était prévisible pour un premier essai, n’ont concouru au Prix XVIIIe siècle 2005 qu’un nombre trop modeste de candidats (douze mémoires seulement ont été envoyés) et aux origines trop peu diversifiées (80% étaient des littéraires). Néanmoins, grande a été la diversité des auteurs et des approches choisies par les candidats. Le jury a ainsi pu, grâce aux mémoires, traverser le XVIIIe, de l’Entretien sur la pluralité des mondes jusqu’aux contre-révolutionnaires français, en passant par Gil Blas, Manon Lescaut, l’Histoire d’une Grecque moderne, La Nouvelle Héloïse, quelques romans de femme du siècle, la correspondance de Sade ainsi que sa Philosophie dans le boudoir. Le jury a également été gré à Jaap van der Marel, étudiant néerlandais auteur d’un mémoire écrit dans un français impeccable, de lui avoir offert un véritable appel d’air grâce à un travail portant sur les Images françaises du rivage hollandais dans les récits de voyage de 1750 à 1900.
Au terme d’une double lecture approfondie de chaque mémoire et d’une longue délibération, le jury a tenu à distinguer quatre candidats, en décernant un 1er Prix XVIIIe siècle et trois « Mentions spéciales » à des travaux dont les auteurs nous ont paru mérités d’être encouragés. Ces derniers sont :
- Emmanuel CHANAL, pour son mémoire L’Acte narratif à la première personne dans le premier Gil Blas qui propose une analyse narratologique très riche du roman de Lesage, son « scepticisme souriant » touchant « l’autorité de la littérature », travail plein de jubilation et d’enthousiasme.
- Thomas JOCHUM, pour son mémoire Le Dialogue et l’éducation philosophique au XVIIIe siècle, consacré à une comparaison des dialogues des Entretiens de Fontenelle et de Diderot et de la Philosophie dans le boudoir : travail important, témoignant d’un esprit d’une grande maturité.
- Enfin Carine ROUZAUD, pour son mémoire La Rhétorique des passions dans Manon Lescaut, travail original s’intéressant aux possibles influences médicales dans la représentation que l’abbé Prévost propose de la passion.

 

Mais c’est à l’unanimité que le premier Prix XVIIIe a été attribué à Caroline ORIOT pour son mémoire Le Duel dans Jacques le fataliste de Diderot, préparé sous la direction de Jacques Berchtold, membre du jury du Prix mais qui bien sûr se mit complètement en retrait des discussions qui portèrent sur ce travail.
Du mémoire de Caroline Oriot, le jury a été frappé par l’ambition : la question du duel y est abordée dans une double perspective historique et littéraire, la synthèse sur une pratique sociale très étudiée par les historiens préparant le terrain à des analyses remarquables sur la fonction du duel dans le roman de Diderot (lequel affirme qu’ils « se répètent dans la société sous toutes sortes de formes »), comme remise en cause des hiérarchies sociales, métaphore sexuelle et enfin dispositif poétique permettant de rendre compte autant des joutes verbales que des échanges de récits du roman.
En attribuant à Caroline Oriot le premier Prix XVIIIe siècle, le jury a tenu à souligner des qualités d’écriture et d’analyse, mais surtout à distinguer le vrai tempérament d’une jeune chercheuse qui a été capable de lui faire envisager sous un angle nouveau un texte aussi visité que Jacques le fataliste. Aussi a-t-il été proposé à la lauréate de tirer de son mémoire un article qui sera publié dans la partie « Mélanges » d’un prochain numéro de Dix-Huitième Siècle.
En achevant ses travaux, le jury du Prix XVIIIe Siècle a émis le souhait que davantage d’enseignants-chercheurs de toutes disciplines (historiens, philosophes, historiens de l’art et des sciences, littéraires, etc.) encouragent leurs meilleurs étudiants à concourir pour le second Prix XVIIIe Siècle (voir ci-dessous).


Prix Besterman

Année 2005

 

Theodore Besterman a lancé la collection Studies on Voltaire and the eighteenth century (SVEC) en 1955. Pour célébrer le cinquantième anniversaire de cette collection en 2005, la Fondation Voltaire se propose d'attribuer un prix au meilleur article présenté aux SVEC par un étudiant de troisième cycle. Myrtille MÉRICAM et Sean TAKATS ont reçu le Prix Besterman 2005. Ces deux travaux (résumés ci-dessous) sont publiés dans le SVEC 2005:12.

 

- Myrtille Méricam : « Présence de l’Antiquité dans l’œuvre de Voltaire: quelques réflexions sur la figure de Jules César »
Cette étude se propose d’examiner le traitement que Voltaire, considéré comme l’un des premiers à avoir défini les principes méthodologiques qui constituent l’histoire en discipline scientifique, réserve à la figure de Jules César, très controversée durant les siècles classiques. Les éléments mis en avant permettent d’interroger la pertinence de l’analyse historique de Voltaire, mais surtout de dégager la conception historique et politique qui sous-tend le discours du philosophe. L’histoire n’est jamais loin du terrain de la polémique: la figure de César est mobilisée en fonction des aléas de l’actualité et des luttes à mener, et le jugement porté sur César dépend étroitement de l’idéal de tolérance et d’humanité que Voltaire veut défendre.

 

- Sean Takats: « Science without scientists: modern cooking in the eighteenth century »
Beginning in the 1730s cooks in France promoted a new style of cooking, la cuisine moderne, which promised to introduce scientific method to the kitchen. Disseminated through published cookbooks in an effort to emulate the print culture of the liberal professions, la cuisine moderne combined a new theoretical knowledge with existing practices. In the process, cooks aimed reorganise cuisine according to the order of nature. La cuisine moderne succeeded in promoting the idea that cooking constituted a science, but because cooks lacked moral and epistemological authority they ultimately failed to establish themselves as scientists.


Parcs et jardins

 

Michel Baridon, membre du Conseil national des parcs et jardins, souhaite recenser les travaux qui ont été menés sur les jardins par des historiens, des géographes, des littéraires, des philosophes, des historiens de l’art afin de constituer un centre de documentation dans ce domaine. Contact mail : michel.baridon@u-bourgogne.frous trouverez toutes les informations sur la société internationale et sur les différentes sociétés nationales à l'adresse : michel.baridon@u-bourgogne.fr