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La Société Française d’Étude du Dix-Huitième siècle.

 

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La SFEDS, proche de l'actualité d'aujourd'hui

 

 En février 2020, la SFEDS s’est opposée au projet de Loi de Programmation Pluriannuelle pour la Recherche, qui porte atteinte au statut des chercheurs et enseignants-chercheurs ainsi qu’à leurs conditions de travail et met en péril l’avenir de la recherche et de l’université publiques. Elle demandait qu’aucune réforme ne se fasse sans concertation avec les parties concernées. À l’heure actuelle, alors que l’état d’urgence sanitaire n’est pas encore pleinement levé et que les universités s’interrogent sur leur rentrée, le gouvernement a présenté le projet de loi aux élus du Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER du 18 juin 2020). La SFEDS demande qu’une telle loi ne soit pas votée à marche forcée dans les conditions de l’état d’urgence sanitaire et que la voix des personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche soit entendue.

En attendant septembre...

Comme vous le savez, en raison de la période exceptionnelle que nous avons vécue cette année, la revue Dix-Huitième Siècle ne paraîtra qu'en septembre. En guise d'apéritif, voici la couverture ! 

Appel à communications : Du théâtre de société aux théâtres amateurs. Permanence de pratiques (18e-21e siècles) - Université de Lausanne, 22-23 avril 2021

Jouer du théâtre entre membres d’un même réseau, amical ou professionnel, en dehors des circuits institutionnels de l’industrie du spectacle, est une pratique ancienne qui prend des formes très diverses. Quoi de commun en effet entre le théâtre mis en scène par les élites du XVIIIe siècle et les représentations données par les employés d’une entreprise au XXe siècle ? C’est la question que nous voudrions aborder pendant ce colloque.

 

Si les dames Des Roches mettaient déjà en scène du théâtre dans leur salon au XVIe siècle, c’est le XVIIIe siècle qui place le théâtre de société au rang d’activité incontournable dans le grand monde. En effet, à partir des années 1730, une forme de théâtromanie sans précédent s’empare de la France : les « amusements à la mode » (D. Quéro) relèvent de l’art dramatique et s’imposent dans toutes les bonnes maisons. Le phénomène que Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval analyse dans son ouvrage de référence Le théâtre de société, un autre théâtre ? (2003), est ainsi défini comme « un théâtre amateur, discontinu et non lucratif (sauf exceptions ponctuelles), distinct des autres théâtres amateurs sous leurs formes rurales, scolaires et familiales ». L’appellation « théâtre de société » ne recouvre donc pas toutes les pratiques d’amateurs ; des points communs rassemblent pourtant ces formes de jeu non-professionnel, que ce soit par les circonstances d’organisation et de production des spectacles, par les rapports instaurés entre comédiens et public ou par l’investissement de lieux non conçus à l’origine pour accueillir des spectacles. L’objectif de ce colloque est précisément d’interroger ces points communs dans une perspective diachronique. 

De même, l’expression de « théâtre de société » est encore employée pour désigner certaines pratiques théâtrales jouées par des amateurs au XIXe siècle ; pourtant, comme le notent J.-C. Yon et N. Le Gonidec dans un autre ouvrage fondateur (Tréteaux et paravents : le théâtre de société au XIXe siècle, 2012), le phénomène est complexe et « il est facile de trouver au XIXe siècle des formes de théâtre de société qui ne respectent pas [l]es critères [définitoires mis en évidence par M.-E. Plagnol-Diéval], à savoir des théâtres de société qui emploient des professionnels, qui cherchent à avoir une activité régulière, qui font des profits et dont le caractère privé n’est guère évident. » Autrement dit la pratique du théâtre de société née au XVIIIe siècle se diversifie et par là même se complexifie dans les siècles ultérieurs, parallèlement à l’évolution historique, sociale, esthétique ou encore au cadre juridique et institutionnel de règlementation des spectacles. C’est donc en marge des théâtres de société qu’émergent des pratiques comme les théâtres d’élèves comédiens, les théâtres des sociétés bourgeoises, les théâtres d’ateliers d’artistes, comme celui de Maurice Sand à Passy, ou les activités des cercles dramatiques, comme le Cerce Pigalle ou le Cercle des Escholiers vers la fin du XIXe siècle.

Que dire encore des nouvelles formes qui émergent au XXe siècle et au XXIe siècle, après l’institution officielle de la Fédération Internationale des Sociétés Théâtrales d’Amateurs en 1907 et l’abandon définitif de la dénomination « théâtre de société », désormais tombée en désuétude ?

Par exemple, on a spontanément le réflexe de mettre en relation le théâtre de société et le théâtre d’appartement, en raison du lieu privé où les pièces sont jouées, et cependant des spécialistes de cette forme de théâtre, à l’instar de Sarah Meneghello, préviennent que « malgré certaines analogies, le théâtre d’appartement est […] bien davantage un avatar, plutôt qu’une survivance des théâtres de société » (S. Meneghello in V. Ponzetto, J. Ruimi, Espaces des théâtres de société, Définitions, enjeux, postérité, PUR, 2020). Il reste à interroger en quoi cet avatar du théâtre de société nous éclaire pourtant sur les enjeux d’un théâtre alternatif, qui se place volontairement hors du champ du théâtre public, officiel, et qui cherche à toucher son public de manière plus directe, en se rapprochant de lui. 

Comment considérer par ailleurs des expériences de théâtre hybrides comme le théâtre d’entreprise ? Ce théâtre est en effet parfois joué par des professionnels à qui on a commandé un spectacle – auquel cas il ne s’agit nullement d’une permanence du théâtre de société –, mais il est parfois joué par des groupes de salariés « aidé[s] par un animateur accoucheur, un professionnel de l’animation théâtrale qui catalyse et dirige la créativité des individus et du groupe vers la réutilisation d’un spectacle théâtral » selon les mots de Rossella Magli (« Le théâtre d’entreprise », Quaderni, n°32, 1997.) La présence d’un tiers, d’un « animateur » bouleverse-t-elle la donne quant à la définition de cette pratique théâtrale ?

Qu’en est-il enfin des autres pratiques théâtrales d’amateurs qu’on a du mal à classer, qui ne sont pas à proprement parler du théâtre de société, mais qui constituent des formes de théâtre jouées entre et pour les membres d’un même groupe, comme le théâtre scolaire, le théâtre carcéral ou encore le théâtre aux armées ? 

 

Ce sont tous ces cas-limites qui attireront notre attention pendant ce colloque : qu’est-ce qui réunit ces différentes formes théâtrales et quels liens entretiennent-elles avec le théâtre de société du XVIIIe siècle ou avec ses avatars du XIXe siècle ? Quelles formes de théâtre pratiquées encore aujourd’hui révèlent-elles une permanence de pratiques théâtrales et sociales qui ont vu le jour au sein des théâtres de société et ont contribué à les définir ? 

 

Les propositions de contribution pourront s’inscrire dans les axes suivants :

 

1. Définitions de ces pratiques théâtrales

 

Les exposés pourront porter sur une des formes en particulier (théâtre d’appartement, théâtre scolaire, théâtre des familles, d’entreprise, carcéral, etc.) ou sur les liens entre différentes formes, notamment autour de la question de la place des comédiens professionnels au sein de ces pratiques (animation d’ateliers théâtraux, par exemple).

 

L’évolution des formes théâtrales jouées en société entre le XVIIIe et le XXIe siècle (évolution du proverbe, réutilisation de la parade au XXe siècle, etc.) sera également un champ de recherches apprécié.

 

On sera aussi attentif à la question des conditions matérielles de représentation de ces spectacles : comment ces pièces sont-elles jouées ? Où ? À quel moment de la journée ? Avec quels moyens ?

 

2. Fonctions sociales et politiques de ces pratiques

 

Nous nous demanderons en outre quelles formes de sociabilité sont associées à ces pratiques, et en quoi elles prolongent – ou au contraire modifient – celles qui étaient en vigueur au XVIIIe siècle et que le XIXe siècle s’est réappropriées.

 

Il s’agira aussi de poser la question des enjeux politiques de ces pratiques : pourquoi fait-on du théâtre en prison ? Pourquoi rentre-t-on dans les appartements des quartiers populaires pour présenter des spectacles ? Est-ce qu’une volonté politique anime ces démarches ? À l’inverse, que dire du théâtre de société très élitaire des XVIIIe et XIXe siècles ? Ces pratiques d’amateurs sont-elles liées à des enjeux idéologiques, et si oui, lesquels ? 

 

Quelle place enfin pour les enjeux économiques de ces activités ? Si l’un des critères définitoires du théâtre de société concerne bien l’aspect non-lucratif de ces spectacles, force est de constater qu’en se métamorphosant, le théâtre joué entre soi pose des questions d’ordre financier : combien coûte un spectacle joué en privé ? La rémunération des professionnels du théâtre qui accompagnent une mise en scène modifie-t-elle la nature des spectacles représentés ? Quelle évolution peut-on noter à cet égard entre les lecteurs et secrétaires des princes du XVIIIe siècle, dûment pensionnés pour créer des spectacles de société, les dépenses consenties au XIXe siècle par un Jules de Castellane ou un Louis Mors et les « animateurs-accoucheurs » qui interviennent dans les entreprises du XXIe siècle ?

 

 

3. Rapport que ces pratiques entretiennent avec le théâtre public

 

D’un point de vue esthétique, il s’agira aussi de voir comment ces scènes privées peuvent agir comme des lieux de contre-pouvoir. Si la question d’un « autre théâtre », selon l’expression de M.-E. Plagnol-Diéval, ne fait nul doute pour le théâtre de société au XVIIIe siècle, qu’en est-il dans les siècles ultérieurs ? Les spectacles joués entre soi entrent-ils dans une relation mimétique par rapport au théâtre officiel ou sont-ils au contraire le lieu d’une exploration dramatique ?

 

Du point de vue de la réception enfin, qui sont les spectateurs de ces pièces jouées dans des lieux qui ne sont pas des théâtres publics ? Quelles motivations guident les spectateurs ? Quelle place occupe la « double connivence » dont Guy Spielmann parle à propos du théâtre de société du XVIIIe siècle pour en définir les contours, lorsqu’il s’agit de formes autres, comme le théâtre carcéral ou le théâtre d’entreprise ? 

 

 

Les propositions de communication de 3000 signes maximum, accompagnées d’une courte bio-bibliographie, seront à envoyer conjointement à :

Valentina Ponzetto valentina.ponzetto@unil.ch

Jennifer Ruimi jennifer.ruimi@unil.ch

Jean-Claude Yon jean-claude.yon@uvsq.fr 

avant le 15 septembre 2020.

 

Appel à contributions pour la revue Féeries 18/2021

 

« Contes en couleur »

 

sous la direction de Aurélia Gaillard (Université Bordeaux Montaigne/IUF)

 

Si les « impressions » couleur et l’illustration en couleur se développent au 18e siècle, il n’est pas ici question de cela — ou pas seulement, ou pas directement. Le titre « Contes en couleur » désigne le fait que le conte fait couleur, que la narration féerique ou merveilleuse impose un univers mental de la couleur. Comme il existe des rêves en noir et blanc et des rêves en couleur, des visions polychromiques, dys- ou achromatopsiques, il existe sans doute des littératures incolores – les fictions narratives par exemple de Madame de La Fayette, Marivaux ou Prévost, où le monde extérieur s’exprime d’abord au travers d’une rhétorique, d’une langue et non d’une vision – et des littératures de la couleur, en couleur.

Le dossier « Contes en couleur » de la revue Féeries s’inscrit dans le prolongement de la perspective ouverte par les récents travaux sur la couleur au 18e siècle, notamment par le dernier numéro de Dix-huitième siècle, (« La couleur des Lumières », A. Gaillard et C. Lanoë dir., 51/2019) qui met en lumière, de Newton (Opticks, 1704) à Goethe (Traité des couleurs, 1808),  l’installation durable de la couleur dans l’univers matériel et mental de la société, tout en soulignant la complexité des approches concernées ressortissant à des savoirs multiples (pour l’époque) et désormais à des disciplines distinctes, historiennes, scientifiques (physique et chimie), philosophiques, esthétiques et littéraires. L’enjeu de ce champ de recherche ouvert sur la couleur des Lumières est de caractériser, à l’intersection de ces savoirs (et par là de « nos » disciplines), la façon dont la couleur recompose le cadre conceptuel dans lequel se pense et donc se représente le monde à l’époque. Autrement dit, comment la couleur intervient dans le changement épistémologique qui succède à l’âge classique, généralement analysé comme le passage d’un modèle mathématique à un modèle sensoriel et empirique, ou encore d’un modèle symbolique à un modèle sémiotique : « un modèle linguistique de connexion arbitraire et de signification par suggestion est venu se substituer ici au modèle mathématique de la connexion nécessaire et de la géométrie naturelle » (Hamou, Voir et connaître à l’âge classique, Paris, PUF, 2002, p. 126). Plus précisément encore, il s’agit de cerner quelle place occupe la couleur dans cette nouvelle épistémologie sensorielle et visuelle (E. Dueck et N. Vuillemin, Entre l’œil et le monde, Épistémocritique, 2017). Y-a-t-il alors, dans ce 18e siècle « coloré » (Brusatin, Pastoureau) voire coloriste, si l’on pense aux peintres, un modèle « coloré » de la connaissance, quelque chose comme la mutation d’un monde visible (rattaché à un invisible, à une extériorité de l’expérience perceptive) en un monde visuel (fait de taches colorées) ? Comment pense-t-on au 18e siècle les couleurs et comment les couleurs, ainsi pensées, façonnent-elles la connaissance du monde ? 

La question, plus précise, de l’univers et de l’exploration sensoriels des contes a récemment et dans cette revue, été explorée par Christelle Bahier-Porte et Emmanuelle Sempère (Féeries, 15/2018). La couleur y était déjà un peu présente mais surtout au travers de la question des synesthésies, à l’exception d’un article de Jean-Paul Sermain centré, quant à lui, plus nettement sur la couleur associée à la matérialité et corporéité des robes chez ou à partir de Perrault. Néanmoins, s’agissant d’étudier la place particulière qu’occupe la couleur dans les contes des 17e et 18e siècles et la façon dont ceux-ci contribuent à une nouvelle épistémologie visuelle, la perspective et le champ de recherche sont sensiblement différents. Il ne s’agit pas tant d’examiner la couleur comme une sensation que comme une catégorie mentale : le conte fait couleur, mais qu’est-ce qui fait couleur dans le conte ? Comment le conte fait-il couleur, comment impose-t-il un univers (mental) coloré ? 

De fait, les contes constituent sans doute un ou des corpus à part entière, marqués par la force des représentations mentales : les contes font couleur parce qu’ils suscitent des images, ont partie liée avec des imaginaires archétypaux, puissants et persistants, une fantasmatique. Ils combinent sans cesse les paradigmes anthropologique, symbolique et esthétique. Par ailleurs, l’invention du genre littéraire du conte à la fin du 17e siècle et dans le premier 18e siècle coïncide avec la décoration rocaille, le moment rococo et la défense du coloris en peinture. Or, la critique n’a commencé que depuis peu à s’intéresser à la façon dont la littérature accueille mais aussi transcrit voire pense la couleur (pour le 18e siècle français : Élodie Ripoll, Penser la couleur en littérature. Explorations romanesques des Lumières au réalisme, Classiques Garnier, 2018) et l’enquête reste presque tout entière à mener pour le conte, même si ici ou là existent des études ponctuelles et très récentes (Nathalie Prince, Féeries, 9 | 2012, 85-106 ; DHS 51/2019) ou, le plus souvent, des éléments de développement dans des études d’ensemble : par exemple sur le rouge du chaperon (B. Bettelheim, Y. Verdier, M. Pastoureau), le bleu de la barbe (C. Velay-Vallantin), la transparence du verre des pantoufles de Cendrillon, les couleurs des robes de Peau d’Âne, le blanc de Blanche-Neige (N. Prince), de l’oiseau blanc de Diderot (A. Defrance). Mais quid de tous les autres nombreux oiseaux blancs, bleus, jaunes, multicolores (Aulnoy, Saint-Hyacinthe, Diderot etc.), des minets bleus (Fagnan), des chattes blanches, des nains jaunes et des serpentins verts (Aulnoy), des cheveux d’or, de la couleur des peaux et des objets magiques, des palais de verre et de cristal, des princesses Transparente, Étincelante, Lumineuse, de la triade omniprésente noir/blanc/rouge, des illuminations ? Par « couleur », nous entendons toute la gamme des couleurs et des lumières (le transparent, le multicolore, le chatoyant, le bigarré, le moiré, le noir et le blanc etc.) et tout le « parachromatique » (Ripoll) : c’est-à-dire à la fois le ton ou chrome, avec ses attributs indiquant la saturation ou la clarté (pâle, clair, foncé, vif etc.), mais aussi la luminosité (brillant, obscur), la densité (transparent, opaque), la texture (moiré, velouté, satiné). Il s’agit donc de mettre à l’épreuve ce corpus : est-il légitime d’y voir l’un des lieux privilégiés de l’émergence d’une nouvelle culture visuelle colorée ? Quels liens entretiennent le merveilleux et la couleur ? Certains sous-corpus de contes sont-ils plus « colorés » que les autres ? Le conte oriental ? fantastique, romantique ? On pourra notamment interroger l’admirable, l’admiration, l’étonnement, la surprise dans sa relation avec la couleur. La couleur est-elle par définition admirable, merveilleuse?

 

Les contributions pourront alors aborder, sans exclusive, les axes suivants :

 

1. Couleur et merveille.

2. Les fées coloristes : dimension métadiscursive des fées créatrices d’univers colorés.

3. Certaines couleurs spécifiques : le bleu (le conte bleu, le bleu comme indice métadiscursif ?), le jaune, le doré, l’or (à dimension alchimique ? On peut penser à la transformation de la paille en or dans Rumpelstilzchen - Nain Tracassin - des Grimm) ; la triade blanc/noir/rouge.

4. Contes rococos (Funestine de Beauchamps avec son génie Clair-Obscur et son palais de « marbre vert campan »).

5. Les contes et la couleur des bestiaires (particulièrement les oiseaux, perroquets, paons) et lapidaires (pierres précieuses).

6. La couleur des objets magiques.

7. La mise en fiction des savoirs scientifiques sur la couleur, la circulation des savoirs entre optique et conte : les débats autour du newtonisme, le clavecin oculaire dans les Bijoux indiscrets de Diderot, le conte de Deslandes (L’Optique des mœurs opposée à l’optique des couleurs).

8. Des œuvres ou auteurs spécifiques qui imposent un univers particulièrement coloré : Lubert, Aulnoy, Diderot, Mouhy, Le Prince Arc-en-ciel (conte anonyme, 1731).

9. L’univers coloré de certains sous-corpus (conte oriental, voyages imaginaires ou interplanétaires dans les contes, conte romantique, fantastique) : quelles couleurs ? Pour quels effets, quelle poétique ? 

10. Réécritures et évolution des notations colorées.

11. Les illustrations couleurs de certains contes ou corpus (des dessins coloriés à la gouache du manuscrit des contes en prose de Perrault aux Contes choisis de l’Imagerie d’Épinal).

 

Les propositions d’articles ainsi qu’une courte notice bio-bibliographique sont à envoyer à Aurélia Gaillard (aurelia.gaillard@gmail.com) avant le 1er octobre 2020, les articles (30 000 signes environ) seront à rendre pour le 1er mars 2021.

 

Publication

Daniel Canaris, Vico and China, Oxford University Studies in the Enlightenment, June 2020.

Vico’s contribution to intercultural hermeneutics has long been recognised, but his view that China is a primitive civilisation has been cited as a blight on his reputation. This first comprehensive study of China in Vico illustrates how his treatment of China is best appreciated not in secular terms but as part of his theory of divine providence.

Publication

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Actualité

La SFEDS s'associe à l'appel solennel à cesser de prendre toute mesure non-urgente en période de confinement.

 

Lire l'appel ici : https://academia.hypotheses.org/22438

Appel à contribution : Enseigner les LumièresQuestions didactiques et construction des savoirs de l'école élémentaire à l'université - Projet de volume collectif sous la direction d’Éric NÉGREL

https://calenda.org/759031

 

Propositions de contribution (500 mots) à envoyer avant le 30 juin 2020 à Eric.Negrel@ac-lyon.fr Articles (30000 à 40000 signes espaces compris) à rendre pour le 31 mars 2021.

 

L'appel détaillé est disponible en pdf ci-dessous.

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Appel à contribution Enseigner les Lumi
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Appel à communications : Femme et folie sous l'Ancien Régime, 26-27 mars 2021, Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, Paris 75006

 Femme et folie sous l’Ancien Régime

Colloque de la SIÉFAR

26-27 mars 2021

REID HALL

4 rue de Chevreuse, 75006 PARIS

 

Appel à communications

 

Dans son Histoire de la folie à l’âge classique (1961) Michel Foucault ne fait nulle part mention d’une différence entre les sexes, tant dans la classification que dans le traitement de la folie. Faut-il en conclure que le lien privilégié construit par la culture occidentale entre femme et folie ne prendrait son véritable essor qu’au XIXe siècle, le célèbre tableau Une leçon clinique à la Salpétrière (1887) jouant le rôle d’image archétypale ? C’est peu probable. Dans les nomenclatures des maladies mentales proposées par l’Antiquité, figure en effet la fameuse hystérie – qui a désormais disparu de la nosographie moderne – cette maladie mentale spécifiquement féminine et liée à la sexualité : la « suffocation de matrice » comme la « fureur utérine » sont ainsi des diagnostics usuels pour les médecins de l’Ancien Régime, le XVIIIe siècle inventant même le terme et la pathologie de « nymphomanie ». La faiblesse « naturelle » de la femme – le plus souvent liée à un utérus dévorant – la rend ainsi particulièrement sensible aux maladies mentales propres à son sexe : on peut évoquer ici le débat aux XVIe et XVIIe siècles entre les partisans de la « folie mélancolique » des sorcières ou des possédées, et ceux qui croyaient à une intervention diabolique, puisque « froide et humide » selon la théorie des humeurs, la femme ne pouvait être atteinte de mélancolie, maladie qui connaît au même moment une valorisation dans le champ culturel comme marque du génie masculin.

À la différence de la folie masculine, souvent plus « cérébrale » et parfois même admirée, le discours médical inscrit donc la folie féminine dans la nature même de la femme, folle dans son corps, mais aussi folle de son corps. Cette pathologisation du désir féminin, perçu comme une menace, est un moyen de contrôle et de domination qui va bien au-delà de la sexualité ; toute femme qui sort de la place qui lui est assignée dans l’ordre social ou moral, décidé par les hommes, est ainsi vite soupçonnée d’être folle. Artistes, mystiques, intellectuelles, femmes politiques ou femmes errantes ou de mauvaise vie, celles qui semblent refuser les normes genrées sont ainsi couramment désignées comme des furies, des hystériques ou encore des lunatiques ; ne dit-on pas que la femme a un quartier de lune dans la tête ? Aussi l’accusation de folie amplifie-t-elle, en les excluant de l’ordre rationnel masculin, l’infériorité des femmes.

C’est dès lors presque toujours une femme qui incarne symboliquement cette folie qui mène le monde, telle la célèbre Moria d’Érasme, traduisant ainsi la fascination paradoxale suscitée par une figure d’autant plus transgressive qu’elle semble ignorer toutes les limites. Aussi, les ouvrages littéraires comme les représentations iconographiques ou encore les œuvres musicales proposent-ils, sur la période de l’Ancien Régime, des représentations de la folie féminine, qui tout en étant fortement ancrées dans la misogynie, rendent parfois hommage à une figure qui peut certes être rejetée et méprisée mais qui peut aussi incarner la libération provocante de la parole comme du désir.

 

La SIÉFAR propose donc de lancer une vaste enquête sur un sujet qui ne fait qu’émerger, puisque la plupart des ouvrages consacrés à la folie font peu de place à la différence des sexes : comme chez Foucault, il s’agit le plus souvent d’un « non-sujet ». Néanmoins, depuis les années 70, en particulier dans le monde anglo-saxon, la folie féminine – on peut citer à ce propos l’ouvrage de Phyllis Chesler Women and Madness (1972) ou encore le film Family life de Ken Loach (1971) – est devenu l’objet d’une interrogation sur le lien entre maladie mentale et condition féminine : les femmes ne sont-elles pas poussées dans la folie, à la fois par les injonctions de la société et par une médecine entièrement aux mains des hommes ? Dans le champ de la psychiatrie mais aussi de la psychanalyse, nombreuses sont aujourd’hui les voix qui font entendre une critique de théories historiquement « phallocentrées » et invitent, sans nier la spécificité de certaines pathologies féminines, à reconsidérer la question de la différence des sexes et des genres dans le champ des maladies psychiques.

Dans le domaine historique, on peut citer quelques travaux, principalement sur les XIXe et XXe siècles, ce dont témoigne l’ouvrage de Yannick Ripa, La Ronde des folles : femme, folie et enfermement au XIXe siècle : 1838-1870 (1992). Enfin, signe que le sujet commence, dans le cadre des études de genres, à être exploré, un colloque organisé par le THELIM, Folles littéraires : folies lucides. Les états borderline du genre et ses créations, s’est tenu à Paris, les 8 et 9 novembre 2016, ainsi qu’une journée d’études le 18 novembre de la même année, à Clermont-Ferrand, Histoire de folles. Folie et genre dans les lettres et les arts. Ces deux manifestations, portant l’une et l’autre sur la littérature contemporaine, visent à interroger le lien devenu topique entre création et folie féminine.

Mais force est de constater que la plupart des recherches actuelles portent sur la période contemporaine ; sur l’Ancien Régime, il n’y a pas, semble-t-il, d’ouvrage consacré spécifiquement à cette question ; certes, on trouve pour cette période un assez grand nombre d’études sur l’hystérie – qui dès le XVIIe siècle n’est plus considérée comme une maladie exclusivement féminine – et sur son rôle dans la sorcellerie, la possession, ou encore le mysticisme, phénomènes concernant principalement les femmes. Il y a aussi des articles ou des chapitres d’ouvrage sur les maladies, les thérapies, ou encore sur les lieux d’enfermement des femmes, ainsi que sur les folles de cour, comme la fameuse Mathurine (folle en titre d’Henri IV), à laquelle on attribue par ailleurs nombre d’œuvres satiriques. Pour ce qui est de la littérature, on note surtout des travaux consacrés au choix d’une folle comme personnage dans des œuvres phares telles que L’Éloge de la folie ou encore La grant nef des folles de Josse Bade (vers 1520), et quelques articles sur la fureur des héroïnes féminines et le topos de la folle par amour, tant dans la littérature que sur la scène théâtrale ou lyrique. Par ailleurs, les études sur l’iconographie des fous et des folles sont nombreuses, surtout pour le XVIe siècle.

Cet ensemble riche et disparate nous montre que si certains chemins ont été ouverts il reste encore de grandes zones inconnues à découvrir. Le sujet est non seulement vaste mais, s’étendant sur plusieurs siècles, il demande à être périodisé, les conceptions de la folie comme de la « nature féminine » connaissant, malgré l’existence de constances fortes telles que celle liant la maladie mentale aux caractéristiques biologiques de la femme, des variations considérables. Et il nous faut aussi garder à l’esprit que la folie se définit toujours par rapport à un ensemble de normes qui elles aussi sont variables…

 

Aussi proposons-nous les axes suivants pour les propositions de communication :

 

– D’abord un axe historique visant à étudier les définitions de la folie féminine : il s’agira d’examiner la taxinomie genrée des maladies mentales, le lien entre maladie et sexualité, le type de soins accordés aux malades, le rôle des médecins, les lieux d’enfermement, la perception du public. On pourra aussi s’interroger sur les liens entre folie et marginalité (prostitution, crime) et enfin sur l’appréhension d’un certain nombre de phénomènes religieux (mysticisme, possession, sorcellerie) comme relevant d’une folie spécifiquement féminine.

 

– Le second axe sera consacré à la représentation de la folie féminine dans la littérature et les arts. On pourra s’interroger sur la folie comme figure allégorique féminine – de la Mère sotte au grand air de la Folie dans Platée de Rameau – et étudier l’abondante production satirique, tant dans la littérature que dans l’iconographie, sur la folie des femmes. La figure de la furie de même que celle de l’hystérique ou de la lunatique pourront être l’objet d’analyses dans l’ensemble des formes fictionnelles.

 

– Dans le troisième axe, il s’agira d’envisager la folie féminine, ou plus précisément l’accusation de folie, comme un moyen de réaffirmer l’ordre patriarcal, tant dans la réalité historique que dans la fiction. Si la violence des calomnies contre les femmes engagées dans la Révolution – elles sont accusées d’être des prostituées, des folles, des furies enragées – est bien connue, qu’en est-il pour ces figures féminines de révoltée, de marginale, ou encore d’intellectuelle ou de créatrice qui les ont précédées ?

 

– Enfin, le dernier axe est une « bouteille jetée à la mer » : si les œuvres de femmes internées ou considérées comme folles abondent aux XIXe et XXe siècles, et sont désormais l’objet d’une reconnaissance artistique – tant la figure du « fou créateur » s’est imposée, comme l’attestent deux expositions de 2018 à Paris, « La folie en tête » et « Georges Focus. La folie d’un peintre sous Louis XIV » – ne pourrait-on pas trouver sous l’Ancien Régime des écrits et des œuvres artistiques de femmes jugées folles ou se jugeant folles ? Le colloque serait dès lors l’occasion de découvrir une part de la création féminine jusqu’ici ignorée.

 

Ces suggestions sont loin d’être exhaustives et le comité scientifique est ouvert à d’autres propositions et aussi à d’autres approches. Le but de ce colloque de la SIÉFAR est en effet d’ouvrir un nouveau champ de recherche dans l’histoire et la représentation des femmes sous l’Ancien Régime en lançant une vaste enquête interdisciplinaire.

 

Les projets de communication devront être adressés avant le 1er septembre 2020 au comité d’organisation de la SIÉFAR :

 

Marianne Closson : marianne.closson@wanadoo.fr

Nathalie Grande : nathalie.grande@univ-nantes.fr

Claudine Nédélec : clnedelec@yahoo.fr

Ghislain Tranie : ghislaintranie@gmail.com

 

Comité scientifique : Dominique Brancher (Littérature de la Renaissance, Université de Bâle), Dominique Godineau (Histoire moderne, Université Rennes 2), Sophie Houdard (Littérature française du XVIIe siècle, Paris III-Sorbonne Nouvelle), Marie-Élisabeth Henneau (Histoire médiévale et moderne, Université de Liège), Colette Nativel (Histoire et Histoire de l’art, Paris 1- Panthéon-Sorbonne), Catriona Seth (Littérature française du XVIIIe siècle, Université de Lorraine et Université d’Oxford).

 

Nous vous demandons d’envoyer une proposition en fichier attaché format rtf, ou doc. de 500 mots maximum, accompagnée d’une « bio-bibliographie » d’une dizaine de lignes, dans lequel figurera votre université ou laboratoire d’affiliation, votre adresse électronique ainsi que vos coordonnées personnelles (adresse et téléphone) nécessaires pour les demandes de subvention. Vous pourrez éventuellement ajouter quelques références bibliographiques si vous avez déjà travaillé sur ce sujet. Le fichier aura pour titre le nom de l’auteur ou des auteurs de la proposition.

 

Il sera répondu aux propositions avant le 30 octobre 2020. N’hésitez pas à prendre contact avec nous si vous avez des questions.

 

Contacts: marianne.closson@wanadoo.fr

 

Lien vers page(s) web: http://siefar.org/appel-a-communications-femme-et-folie-sous-lancien-regime/

 

Nouvelle publication

James Fowler and Marine Ganofsky, Enlightenment Virtue, 1680-1794, Oxford University Studies in the Enlightenment, Liverpool University Press on behalf of Voltaire Foundation, University of Oxford, mars 2020,  https://liverpooluniversitypress.co.uk/books/id/52625/

Nouvelle publication

Susanna Caviglia, History, painting, and the seriousness of pleasure in the age of Louis XV, Oxford University Studies in the Enlightenment, 2020:02, Liverpool, Liverpool University Press on behalf of Voltaire Foundation, University of Oxford, 2020. https://liverpooluniversitypress.co.uk/books/id/52636/

Nouvelle publication

Œuvres complètes de Voltaire, t. 6C : Lettres sur les Anglais III: Lettre sur M. Locke, Edition critique par Antony McKenna et Gianluca Mori, Oxford, Angleterre, 2020, https://www.voltaire.ox.ac.uk/book/lettres-sur-les-anglais-iii

En lutte !

Dix-Huitième Siècle, revue pluridisciplinaire consacrée à l’étude de ce siècle dans toutes ses dimensions, se déclare unanimement en lutte contre les projets actuels qui portent atteinte, via la LPPR, au statut des chercheurs, chercheuses, enseignants-chercheurs et enseignantes-chercheuses, à leurs conditions de travail, qui met en péril l’avenir de la recherche et de l’université publiques par la précarisation et l’exacerbation de la compétition. Elle demande qu’aucune réforme ne se fasse sans concertation avec les parties concernées. Elle s’engagera dans la lutte collective avec ses moyens, dans la continuité de la position d’opposition du Conseil d’Administration de la Société Française d’Études du 18e Siècle, et appelle les dix-huitiémistes à prendre position dans le mouvement actuel. 

Prix DIX-HUITIÈME SIÈCLE 2019-2020

(présidente Odile Richard-Pauchet)

Jury : S. Albertan-Coppola, Geneviève Cammagre, Laurent Chatel, Albane Cogné, Stéphanie Géhanne-Gavoty, Stéphanie Loubère, Sophie Marchand, Fabrice Moulin, Gaël Rideau, Anouchka Vasak

 

1er prix 

AYMARD Jérome (2 tomes) 

L’Église constitutionnelle et la liturgie : François-Louis Ponsignon et la bataille du Sacramentaire français (Histoire)

(dir. Sylvio de Franceschi)

 

2 accessits

BERNARD Maëlle (2 tomes)

Comédie de la résistance ou sauvegarde d’une fleur fragile ?

Le consentement féminin à l’acte sexuel dans la France du XVIIIe siècle (Histoire)

(dir. F-J. Ruggiu, Isabelle Robin et Marion Philip)

 

KAIBARA Tomohiro 

Le Chat domestique dans la France moderne, c. 1670-1830 : 

Émergence d’un animal de compagnie (Histoire)

(dir. Antoine Lilti)

 

Les autres mémoires (tous de grande qualité) ont concouru en :

 

HISTOIRE

 

BOSCHER Annie (2 tomes)

Un médecin des Lumières, un film de René Allio

ou Comment rendre au peuple son Histoire 

(dir. Pascal Dupuy et Ludivine Bantigny)

 

CHENAL Coralie 

Citoyennes en scène, la représentation des femmes dans le théâtre de la révolution française

(dir. Dominique Godineau)

 

DOLET Simon 

L'« astrologie saine » de Giuseppe Toaldo. Un astro-météorologue dans la République des sciences

(dir. P.-Y. Beaurepaire)

 

ERRARD Charlotte

Pratiques musicales dans l’Italie du XVIIe-XIXe s : regards de voyageurs français

(dir. Gaël Rideau)

 

JOUANJEAN Edith

Mme Roland ou les correspondances d’une femme des Lumières de 1780 à 1787

(dir. Dominique Godineau)

 

THEVENIN Michel

Une guerre « sur le pied européen »? La guerre de siège en Nouvelle-France 

pendant la guerre de Sept Ans

(dir. Michel De Waele, Alain Laberge)

 

LITTÉRATURE

 

DURIAU Nicolas

Aux dépens(e)s d’Aphrodite : écrire la prostitution au masculin dans le roman du libertinage au Tournant des Lumières (1770-1800)

(dir. Valérie André)

 

FILIPPE Clara

La figure du médecin

(dir. Christophe Martin)

 

PERRON Pauline 

Lire Rousseau au prisme des figures mythiques : analyse poétique d’un trouble identitaire 

(dir. Florence Magnot-Ogilvy)

 

PROUTEAU Josselin

Les contes philosophiques de Voltaire au miroir de la Légende dorée 

(dir. Dominique Millet-Gérard)

 

SMIRNOVA Natalia

De l’écriture de l’intime à la publication : l’exemple des mémoires de Mme de Staal-Delaunay (1684-1750) (dir. Christophe Martin)

 

THIRIOT Melissa

« Comment l’esprit vient aux filles » : représentation du féminin dans Thérèse philosophe

(dir. Jean-Christophe Abramovici) 

 

TRITENNE Emilie 

Le détournement des codes de la fin’amor dans 4 textes libertins du XVIIIe siècle 

(dir. Jean-Christophe Abramovici)

 

HISTOIRE DE L’ART / ÉTUDES ANGLO-SAXONNES

 

BECKAERT Julien

Malléabilité et cohérence de l’esthétique gothique (1764-1818)

(dir. Vanessa Alayrac-Fielding)

 

CHERKI Lauriane

D’un forfait dans les rues anglaises jusqu’aux colonies d’Amérique. 

Étude de la déportation des prisonniers de Londres et ses environs (1739-1756) 

(dir. Jean-François Dunyach et Pierre Lurbe)

 

GIARDINETTI Marina

Exercices de style : Éducation et pratiques artistiques des jeunes femmes de la Society of Arts 

(dir. Liliane Hilaire-Pérez)

 

Nous remercions vivement les auteur.e.s des mémoires (et leurs directeurs.trices) pour leurs contributions de très grande qualité à ce beau prix 2019-2020.

Nous invitons nos collègues à envoyer dès maintenant (jusqu’au 30 septembre 2021) à odile.pauchet@unilim.fr les nouveaux mémoires prêts à concourir pour le prix 2021-2022.

Publication: Voltaire, Complete Works of Voltaire, vol.84: Fragments divers, Oxford, UK, Gillian Pink, John Renwick et al., 13 January 2020.

Publication:  Laurent Angliviel de La Beaumelle, Correspondance générale de La Beaumelle, volume XV: janvier 1764 - décembre 1766, éd. Hubert Bost, Claude Lauriol, Hubert Angliviel de La Beaumelle, Oxford, UK, 2019

Publications :                                                                                                                               Francois Labbé, Jean Charles Laveaux (1749-1827), un aventurier littéraire, Paris, Honoré Champion, 2018.                                                                                                                                                                           Kelsey Rubin-Detlev, The Epistolary Art of Catherine the Great, Oxford University Studies in the Enlightenment, 2019 Site web: https://www.liverpooluniversitypress.co.uk/books/id/43045/ Diez del Corral Corredoira, Pilar, Politics and the arts in Lisbon and Rome, The Roman dream of John V of Portugal, Liverpool University Press, 2019

Publication : Gilles MONTÈGRE (dir.), Le Cardinal de Bernis. Le pouvoir de l'amitié, Paris, Tallandier, octobre 2019.

Nouvelle publication dans la collection Dix-huitième siècle

 À la découverte de la Hollande dans les années 1760-1770

 

https://www.leseditionsdunet.com/6473-a-la-decouverte-de-la-hollande-dans-les-annees-1760-1770-collectif-9791092328127.html

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2019 10 prospectus Voyages de Hollande.p
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Publication: Justine de Reyniès et Bénédicte Peralez Peslier (dir.), L’Amateur à l’époque des Lumières, Oxford University Studies in The Enlightenment, 9 septembre 2019.

https://www.liverpooluniversitypress.co.uk/books/id/51547/

 

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TDM Amateurs Reyniès Peralez.pdf
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Publication : Œuvres complètes de Voltaire, t.145

Notes et écrits marginaux conservés hors de la Bibliothèque nationale de Russie. Complément au Corpus des notes marginales de Voltaire
Sous la direction de Gillian Pink, Oxford, UK, Septembre 2019

Site web: http://www.voltaire.ox.ac.uk/book/notes-et-%C3%A9crits-marginaux-conserv%C3%A9s-hors-de-la-biblioth%C3%A8que-nationale-de-russie

 

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Colloque : Écriture(s) épistolaire(s) de Sade

Colloque Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle - Université de Bourgogne

Dates: Vendredi 15 Mai 2020 (Université de Bourgogne) et Vendredi 29 mai 2020 (Université Paris 3 Sorbonne nouvelle)

Organisation : Stéphanie GENAND (Université de Bourgogne), Marc HERSANT (Université Paris 3

Sorbonne nouvelle), Mladen KOZUL (Université du Montana)

 

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Sade épistolaire argumentaire sans note
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Nouveauté ! Téléchargez le bulletin trimestriel sur le site!

https://www.sfeds.fr/publications-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9/le-bulletin/

Publication: Œuvres complètes de Voltaire, t.11A-B: Siècle de Louis XIV, t.IA: Introduction; t.1B: Dossier, index général, ed. Diego Venturino, Oxford, Voltaire Foundation, 2019.

Publication: Bernard FOIX, Une présence française : Le voyage savant de l'astronome Le Gentil (1725-1792). (Une recherche documentaire et une tentative de portrait littéraire), Saint-Denis, Edilivre, 2019.

 

Site web: https://www.edilivre.com/une-presence-francaise-2c49a54a3f.html/

 

Revue Lumières

"Diderot et les simulacres humains. Mannequins, pantins, automates et autres figures", Lumières, n°31, 1er semestre 2018.

Avec le parrainage de la SFEDS.

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Publication : Nathalie Collé, Monica Latham, Habillage du livre et du texte aux XVIIe et XVIIIe siècles, Nancy, PUN – EDULOR, juin 2019.

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In memoriam : Jacqueline Lichtenstein

Jacqueline Lichtenstein est décédée le 2 avril 2019. Pierre Frantz rend hommage à cette éminente philosophe de l'art.

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Publication : Fabian Klose: "In the Cause of Humanity". Eine Geschichte der humanitären Intervention im langen 19. Jahrhundert, Leibniz, Instituts für Europäische Geschichte, Abteilung Universalgeschichte, vol. 256 1, 2019, 512 p.

Publication : Vincent Cossarutto, Voltaire au service du roi, Un pamphlétaire politique au temps de la « révolution » Maupeou 1770-1775, Presses universitaires de Franche-Comté, Besançon, 2019.

Revue Oeuvres & Critiques : Appel à contributions pour le n° de la mi-mai 2020 sur le thème de l'histoire orientale

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Publication : Sophie Delhaume, Correspondance conjugale des Voyer d'Argenson (1760-1782), une intimité aristocratique à la veille de la Révolution, préfacée par Arlette Farge, Honoré Champion, coll. "Bibliothèque des Correspondances", 2019.

Publication : Georges Lamoine, Abrégé de l’histoire des idées en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, Grenoble, UGA Editions, 2019.

Publication : Jeanne-Marie Hostiou, Les Miroirs de Thalie. Le théâtre sur le théâtre et la Comédie-Française (1680-1762), Garnier, 2019.

'Les Espaces de sociabilité au cours du long dix-huitième siècle (1650-1850)en Europe et dans les empires coloniaux : approches historiques et perspectives actuelles'/ 'Sociable Spaces in the Long Eighteenth Century from Present-Day Perspectives: Europe and its Imperial Worlds'

Publication : Cédric Huwé, Les Représentations de Cupidon et la mythologie de l'amour dans les Masques de Ben Jonson, éd. Connaissances et savoir, 2017

Publications des Presses universitaires de Caen

Castel de Saint-Pierre, Écrits (avec inventaires des manuscrits et des imprimés) ; accès libre. Actuellement en ligne : Écrits sur la religion, l’économie, les finances et la fiscalité. À paraître : sur la paix, le gouvernement, la morale, les institutions culturelles.

https://www.unicaen.fr/puc/sources/castel/accueil

 

Montesquieu : Édition en ligne des Pensées de Montesquieu ; accès libre ; manuscrit et transcription en vis-à-vis :

https://www.unicaen.fr/services/puc/sources/Montesquieu/


Ce livre est une gageure : en un mois, des savants, des chercheurs, des universitaires ont quitté leurs travaux d'érudition et ont sélectionné près de 50 texte et 34 citations, pour offrir à tout un chacun, au citoyen révolté et endeuillé par les attentats de janvier 2015, un livre facile d'accès, plein de belles et bonnes phrases, bien senties, bien tournées, généreuses, enthousiasmantes.

 

Une quarantaine d'auteurs de ce beau Siècle des Lumières, français et étrangers, viennent ici donner envie de poursuivre ce nécessaire combat pour la tolérance, pour l'égalité, pour la liberté, contre toutes les formes d'exclusion et de violence sociale.

 

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