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La Société Française d’Étude du Dix-Huitième siècle.

 

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La SFEDS proche de l'actualité d'aujourd'hui

Prix de thèse 2019

Les mémoires participant au Prix Dix-huitième siècle (le prix 2019, qui sera décerné lors de la prochaine assemblée générale de Janvier 2020) peuvent être envoyés jusqu'au 30 septembre prochain à Odile Richard-Pauchet. N'hésitez pas à envoyer vos travaux !

Nouveauté ! Téléchargez le bulletin trimestriel sur le site!

https://www.sfeds.fr/publications-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9/le-bulletin/

Publication: Œuvres complètes de Voltaire, t.11A-B: Siècle de Louis XIV, t.IA: Introduction; t.1B: Dossier, index général, ed. Diego Venturino, Oxford, Voltaire Foundation, 2019.

Publication: Bernard FOIX, Une présence française : Le voyage savant de l'astronome Le Gentil (1725-1792). (Une recherche documentaire et une tentative de portrait littéraire), Saint-Denis, Edilivre, 2019.

 

Site web: https://www.edilivre.com/une-presence-francaise-2c49a54a3f.html/

 

Revue Lumières

"Diderot et les simulacres humains. Mannequins, pantins, automates et autres figures", Lumières, n°31, 1er semestre 2018.

Avec le parrainage de la SFEDS.

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Madame de la Carlière, de Denis Diderot. Adaptation et mise en scène : Hervé Dubourjal Avec Caroline Silhol et Hervé Dubourjal. Théâtre Lucernaire, Paris.

 

Du mardi au samedi à 20h et dimanche à 17h. Du 28 août au 3 novembre.

Madame de La Carlière fut publié en 1773 dans la Correspondance littéraire, puis en 1798 sous le titre De l’inconséquence du jugement public de nos actions particulières. Diderot y dénonce, à travers l’histoire des amours du chevalier Desroches et de Madame de La Carlière, l’attitude de la « foule imbécile » qui juge sans réelle connaissance de cause, ou plutôt sans connaissance des multiples causes qui font agir les personnages. Cette peinture satirique des mœurs s’appuie sur un personnage de femme à la personnalité exceptionnelle, capable d’aller jusqu’au bout de ses sentiments et de pousser jusqu’à leur paroxysme le bien ou le mal.

Publication : Nathalie Collé, Monica Latham, Habillage du livre et du texte aux XVIIe et XVIIIe siècles, Nancy, PUN – EDULOR, juin 2019.

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In memoriam : Jacqueline Lichtenstein

Jacqueline Lichtenstein est décédée le 2 avril 2019. Pierre Frantz rend hommage à cette éminente philosophe de l'art.

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Publication : Fabian Klose: "In the Cause of Humanity". Eine Geschichte der humanitären Intervention im langen 19. Jahrhundert, Leibniz, Instituts für Europäische Geschichte, Abteilung Universalgeschichte, vol. 256 1, 2019, 512 p.

Publication : Vincent Cossarutto, Voltaire au service du roi, Un pamphlétaire politique au temps de la « révolution » Maupeou 1770-1775, Presses universitaires de Franche-Comté, Besançon, 2019.

Revue Oeuvres & Critiques : Appel à contributions pour le n° de la mi-mai 2020 sur le thème de l'histoire orientale

Dès avant le XVIIIe siècle, les récits de voyageurs sur l’Orient et ses mystères attisent l’imagination des auteurs aussi bien que des lecteurs. Mais le « grand événement » est, bien entendu, la publication en 1704 du premier tome des « Mille et une nuit » (pas d’s !), traduit (plutôt adapté) en français par Antoine Galland. Les volumes suivants continueront de paraître jusqu’en 1717.

 

Mais Galland est loin d’être le seul à avoir manifesté son intérêt pour l’Orient. L’orientaliste François Pétis de La Croix publie en 1707 les Contes turcs, puis, de 1710 à 1712, Les Mille et un jours (qui aurait été revu et corrigé pour le style par Lesage). N’oublions pas le comte de Caylus (1692-1765) et son Recueil des antiquités égyptiennes, étrusques, grecques et romaines (1752-1765).

Et ce n’est que le début… Dans son ouvrage de 1949 (qui demeure incontournable) L’Orient romanesque en France (Montréal : Éd. Beauchemin Ltée) ; Marie-Louise Dufrénoy recense toutes les histoires orientales parues de 1704 à la Révolution. Plus récemment, Guy Turbet-Delof a publié L’Afrique barbaresque dans la littérature française. Bartolomé Benassar et Lucile Benassar sortent en 1989 Les Chrétiens d’Allah, histoire des renégats du XVIe au XVIIIe siècle. Prenons aussi en ligne de compte les nouvelles et contes qui foisonnent du début du XVIIIe siècle à sa fin. Au début 2015, paraît un ouvrage collectif (Classiques Garnier) : Conte et histoire : 1690-1800, sous la direction de Marc Hersant et Régine Jomand-Baudry. Bref, la somme de travaux consacrés à l’histoire orientale est impressionnante. 

Dans ce numéro à venir, il ne s’agit pas de reproduire ce qui a déjà été publié. On pourrait privilégier plus d’une piste : témoignages, utopie, dystopie, rapports humains, le merveilleux (certainement !), la représentation de l’amour, de la vertu et du vice, etc. 

 

J’envisage de recevoir les textes d’ici le 30 septembre 2019 : maximum 40000  signes, espaces compris. Prière de m’adresser vos argumentaires (200 à 300 mots) à l’adresse suivante : fassaf@uga.edu avec, si possible, copie au professeur Zaiser : rzaiser@gmx.de. Ne pas oublier de mentionner votre affiliation universitaire.

Pour celles et ceux ayant accès à l’ouvrage de M.-L. Dufrénoy, je recommande un coup d’œil à la table des matières, qui suit une chronologie rigoureuse et offre de nombreux textes à examiner.

 

 

 

Publication : Sophie Delhaume, Correspondance conjugale des Voyer d'Argenson (1760-1782), une intimité aristocratique à la veille de la Révolution, préfacée par Arlette Farge, Honoré Champion, coll. "Bibliothèque des Correspondances", 2019.

Publication : Georges Lamoine, Abrégé de l’histoire des idées en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, Grenoble, UGA Editions, 2019.

Publication : Jeanne-Marie Hostiou, Les Miroirs de Thalie. Le théâtre sur le théâtre et la Comédie-Française (1680-1762), Garnier, 2019.

Élections à la SIEDS : RAPPEL

Nous vous encourageons vivement à voter en ligne pour l’élection du Comité exécutif de la Société Internationale d’Etude du Dix-Huitième Siècle (SIEDS). Les élections en ligne sont ouvertes depuis le 1er avril et s’achèveront le 3 juin 2019. Le nouveau Comité exécutif siègera de juillet 2019 à juillet 2023, c’est-à-dire depuis le Congrès des Lumières d’Edimbourg jusqu’au Congrès suivant. Pensez à le faire. C’est une façon importante de participer à la vie internationale de la recherche dix-huitiémiste.

Pour pouvoir voter, votre cotisation doit être à jour. Si vous n’avez pas reçu au début du mois d’avril de message concernant le vote en ligne, vous pouvez prendre contact dès maintenant avec Nelson Guilbert : nelson.guilbert@uqtr.ca

Lise Andries

Présidente de la SIEDS

 

'Les Espaces de sociabilité au cours du long dix-huitième siècle (1650-1850)en Europe et dans les empires coloniaux : approches historiques et perspectives actuelles'/ 'Sociable Spaces in the Long Eighteenth Century from Present-Day Perspectives: Europe and its Imperial Worlds'

Publication : Cédric Huwé, Les Représentations de Cupidon et la mythologie de l'amour dans les Masques de Ben Jonson, éd. Connaissances et savoir, 2017

Publications des Presses universitaires de Caen

Castel de Saint-Pierre, Écrits (avec inventaires des manuscrits et des imprimés) ; accès libre. Actuellement en ligne : Écrits sur la religion, l’économie, les finances et la fiscalité. À paraître : sur la paix, le gouvernement, la morale, les institutions culturelles.

https://www.unicaen.fr/puc/sources/castel/accueil

 

Montesquieu : Édition en ligne des Pensées de Montesquieu ; accès libre ; manuscrit et transcription en vis-à-vis :

https://www.unicaen.fr/services/puc/sources/Montesquieu/

Appel à contributions : Montesquieu hors d’Europe. Traductions et usages de L’Esprit des lois, Colloque international, Université Bordeaux Montaigne, printemps 2020.

Organisateur : Eddy Dufourmont (Université Bordeaux Montaigne, SPH EA 4574).

 

Mail de contact : eddy.dufourmont@u-bordeaux-montaigne.fr

 

PRÉSENTATION

 

De l’Esprit des lois est un monument qui déroute à double titre ; tout d’abord par son ampleur (plus de mille pages pour quatorze ans de travail), ensuite par sa difficulté de lecture. L’œuvre maitresse de Montesquieu a suscité une grande diversité d’interprétations : salué comme le moment fondateur de la science politique, certains voient en lui l’expression du républicanisme moderne alors que d’autres préfèrent le ranger dans le crédo libéral. La multiplicité des thèmes abordés, dans un désordre apparent, ne manque pas de troubler : dans sa recherche des causes physiques et morales des institutions, Montesquieu propose tour à tour une théorie sur la loi, sur les types de gouvernements ; une réflexion sur la liberté politique ainsi qu’une théorie des climats et de « l'esprit général ». Cet ouvrage fut aussi celui par lequel Montesquieu donna matière au concept de despotisme qu’il inventa, rassemblant sous l’adjectif « oriental » associé à ce régime politique, entre autres, les empires Ottoman et Perse, la Chine et le Japon.

 

Comment ce monument des Lumières a-t-il été lu hors d’Europe, notamment dans les pays que Montesquieu rangea dans la catégorie du despotisme ? Quels défis représentèrent la traduction de l’œuvre et la compréhension des thèmes abordés ? Quel en fut l’usage dans un contexte d’introduction de la philosophie politique européenne ? Ces questions qui s’imposent très tôt dans le Japon moderne (où L’Esprit des lois est traduit dès 1875), concernent certainement aussi une bonne partie des pays d’Asie ou d’ailleurs. Du moins tels sont les thèmes que nous invitons tous les spécialistes de langues non-européennes à discuter. La réflexion devra s’orienter vers l’analyse de la traduction de tout ou partie des thèmes constitutifs de l’ouvrage, avec le souci de s’inscrire dans la perspective du

transfert culturel et de l’histoire intellectuelle.

 

La langue du colloque sera le français et l’anglais.

 

Le dépôt des propositions devra se faire avant le 1er Juillet 2019.

 

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Montesquieu outside Europe. Translations and uses of The Spirit of Laws.

 

International symposium, University Bordeaux Montaigne, spring 2020.

 

Organizor : Eddy Dufourmont (University Bordeaux Montaigne, SPH EA 4574).

 

Contatc : eddy.dufourmont@u-bordeaux-montaigne.fr

 

PRESENTATION

 

The Spirit of the Laws is a difficult work to read, for two reasons; firstly by its size (more than a thousand pages written during fourteen years), second by its difficulty of interpretation. Montesquieu's masterpiece has given rise to a great diversity of interpretations: hailed as the founding moment of political science, some see in him the expression of modern republicanism while others prefer to put it in the liberal creed. The multiplicity of themes tackled, in an apparent disorder, can puzzle the reader: in his search for the physical and moral causes of institutions, Montesquieu proposes a theory on the law, on the types of government; a reflection on political freedom as well as a theory of climates and the "general spirit". This book was also the one by which Montesquieu gave substance to the concept of despotism he invented, bringing together under the adjective "oriental" associated with this political regime, the Ottoman and Persian empires, China and Japan. How this monument of the Enlightenment was read outside Europe, especially in the countries Montesquieu ranked in the category of despotism? What challenges represented the translation of the work and the understanding of the topics? What was the use in a context of introduction of European political philosophy? These questions, which are very early in modern Japan (where The Spirit of the Laws is translated as early as 1875), certainly concern a good part of the countries of Asia or elsewhere and we invite all specialists of non-European language to discuss them. The analysis will focus on all

or part of the constituent themes of Montesquieu’s book, in the perspective of the cultural transfer and the intellectual history.

The language of the conference will be French and English.

The submission of proposals must be made before July 1, 2019.

 

Publication : Eddy Dufourmont, Nakae Chômin et le républicanisme français (1874-1890), Presses Universitaires de Bordeaux, Pessac, 2018.

http://www.pub-editions.fr/index.php/rousseau-au-japon-nakae-chpomin-et-le-republicanisme-francais-1874-1890.html

Publication : Nakae Chômin, Traduit par : Eddy Dufourmont, Jacques Joly, Introduction et notes de : Eddy Dufourmont, Écrits sur Rousseau et les droits du peuple, Les Belles Lettres, collection chinoise, Paris, 2018.

PRÉSENCES DE LA VOIX XVIÈ-XVIIIÈ SIÈCLES, Colloque international, Université Toulouse Jean-Jaurès, 26-28 mars 2020

Laboratoire PLH (Patrimoine-Littérature-Histoire ELH (Équipe Littérature Herméneutique) – EA 4601

 

APPEL À COMMUNICATIONS

Le colloque « Présences de la voix » a pour objectif d’interroger, dans une perspective interdisciplinaire, les différentes représentations de la voix dans les textes des XVIe-XVIIIe siècles, en articulant les approches littéraires et oratoires, scientifiques et médicales, mais aussi pratiques et théoriques.

 

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Modalités de soumission

Les propositions de communications (titre provisoire, résumé de 150 mots, brève notice biobibliographique) sont à renvoyer pour le 15 juillet 2019 à l’adresse suivante : presencesdelavoix@yahoo.fr

 

Organisateurs

Pascale Chiron, Philippe Chométy, Hélène Cussac, Agnès Rees

Université Toulouse Jean-Jaurès ELH-PLH

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Du prosimètre au poème en prose, de L’Astrée aux Petits Poèmes en prose , colloque international, Caen, 26 et 27 mars 2020, organisé par Claudine Nédelec (université d’Artois ) et Marie-Gabrielle Lallemand (université de Caen Normandie).

Le prosimètre, « ambigu de Vers & Prose » (anonyme, 1662), usage conjoint du « discours mesuré » et du « discours libre » (Jaucourt, L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert), est une technique de création littéraire fort ancienne, puisqu’on en trouve des exemples dès l’Antiquité. Ce mélange a été bien étudié dans ses manifestations à la Renaissance (P. Dronke, Verse with Prose from Petronius to Dante, 1994 ; N. Dauvois, De la Satura à la bergerie. Le prosimètre pastoral en France à la Renaissance et ses modèles, 1999 ; Le Prosimètre à la Renaissance, éd., 2005), mais rares sont les études consacrées à ses diverses occurrences dans les siècles suivants ainsi qu’à l’idée et à la pratique de ce qu’on appelle très tôt une « prose poétique » (voir la thèse de S. Duval, La Prose poétique du roman baroque, 1571-1670).

Le colloque aimerait s’interroger sur les liens entre les choix technico-esthétiques (prose et/ou poésie) et les intentions discursives, puisque tout écrivain doit choisir à la fois ce qu’il veut dire et comment il va le dire.

Ce colloque peut permettre d’aborder les questions suivantes (sans exclusive) :

- quelles évolutions et transformations sont-elles observables dans une histoire qui mène de la pratique des poésies insérées (citées) dans la prose (L’Astrée) aux Petits poèmes en prose ? sur ce plan, comment l’histoire littéraire française s’inscrit-elle dans une histoire européenne ?

- quelles procédures sont-elles techniquement mises en œuvre ? Comment passe-t-on des vers à la prose, et inversement : insertion de vers dans un récit en prose, sous forme citationnelle ? vers et prose alternant souplement, et comme à l’aventure ? autres ? Quels types de versification sont-ils utilisés ?

- quelles sont les significations esthétiques, en leur temps, de ces œuvres hybrides, selon la configuration générale des poétiques de référence ?

- cette hybridité est-elle ouverte à toutes sortes de contenus (éthiques, idéologiques), ou est-elle réservée à un certain type de discours ? Y a-t-il une répartition des contenus entre une forme et l’autre ? Ou est-ce simplement une question de variété et de « fantaisie », par exemple dans les « lettres en prose et en vers mêlés » du XVIIe siècle galant ? Comment interpréter le fait que le prosimètre soit apparu comme particulièrement adapté à l’écriture satirique ? 

- comment expliquer l’utilisation plus particulière de cette hybridation dans des textes liant la littérature et d’autres disciplines : littérature et récits de voyage (les Lettres du Limousin de La Fontaine) ; littérature et philosophie (T. de Viau) ; littérature et musique (comédie-ballet, comédie en musique, vaudeville, opérette…) ; littérature et sciences ?

Les propositions (une page, accompagnée d’un mini-cv) sont à adresser avant le 1er octobre 2019 à : Marie-Gabrielle Lallemand marie-gabrielle.lallemand@unicaen.fr et Claudine Nédelec clnedelec@yahoo.fr. Il y sera répondu début décembre 2019.

 

Publication : Frédéric Charbonneau, Les Ondes de choc. Paysage intérieur de Saint-Simon, Classiques Garnier, 2019.

Publication : Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval, Martial Poirson, Catherine Ramond, Destouches et la vie théâtrale, Les Editions de l'Université de Bruxelles, Bruxelles, 2019.

Publication : Marc Hersant et Catherine Ramond, Les Portraits dans les récits factuels et fictionnels de l’époque classique, Brill/Rodopi, Leiden/Boston, 2019.

Appel à contributions : Littérature, économie et morale au 18e siècle (1) - La pauvreté au féminin - Jeudi 19 septembre 2019 - Université de Rennes 2

Journée d’étude.

Littérature, économie et morale au 18e siècle (1)

 La pauvreté au féminin

 

Jeudi 19 septembre 2019

Université de Rennes 2 Laboratoire CELLAM.

 

 

Issues d’une collaboration entre l’université de Nanterre et l’université de Rennes 2, ces deux journées d’étude articulées (Rennes 2 septembre 2019, Nanterre printemps 2020) se proposent de reprendre le dossier des représentations des pauvres et de la pauvreté dans l’écriture de fiction et le discours social. Les travaux des historiens portant sur les pauvres et la pauvreté sont nombreux, ils ont principalement exploré le mouvement de laïcisation et de sécularisation qui s’opère entre le début et la fin du 18e siècle de la charité à la bienfaisance Jean Starobinski a étudié dans la manière dont la littérature et les arts visuels, de Rousseau aux écrivains du XIXe siècle, s’emparent du geste antique de la sparsio pour l’interroger et explorer les points aveugles des actions charitables . Nous voudrions réfléchir à la manière dont les textes traitent de ces mutations du don aux pauvres en lien avec des réflexions sur les notions de valeur et de richesse et avec l’évolution de la sensibilité à l’inégalité des fortunes et des conditions. 

 

(1) La pauvreté au féminin 

La première journée, organisée le 19 septembre à l’université de Rennes 2, interrogera la dimension genrée de la représentation du secours aux plus pauvres, en explorant la spécificité des représentations de la pauvreté féminine. S’intéressant aux textes mais aussi à l’imaginaire social et culturel de la pauvreté au féminin, la journée est ouverte aux spécialistes de littérature mais aussi aux spécialistes des sciences humaines : historiens, philosophes, historiens de l’art, économistes, historiens de l’art et historiens du droit. 

De Marivaux à Laclos et jusqu’à Sade, la femme pauvre est héroïne vertueuse, victime sacrificielle pathétique, objet érotique ou matériau pornographique : il s’agira de déployer les divers usages de la figure et du personnage (de théâtre ou de roman) de la femme pauvre, comment il est éventuellement modifié et infléchi au cours de la période, notamment à travers les mutations et les ruses de la voix moraliste. Au-delà de la problématique de la prostitution qui menace topiquement les héroïnes pauvres et informe fréquemment (à l’état d’horizon, de possible ou de scénario réalisé dans les romans de prostituée par exemple) les intrigues romanesques et dramatiques, on se demandera comment se modifient également les programmes textuels et les horizons d’attente créés par la figure, en lien avec l’érosion d’un topos littéraire et les mutations de la sensibilité et des exigences de protection des plus faibles mais aussi d’une définition nouvelle des injustices. Que font les textes de la figure de la femme pauvre au XVIIIe siècle, située au carrefour de discours moraux, moralisateurs, érotiques, économiques et politiques ?

 

(2) Les mutations de la charité

Le deuxième volet, celui de Paris Ouest Nanterre (prévu pour le printemps 2020) portera sur les usages de la charité et ses mutations philosophiques, politiques et littéraires. Si, en prenant le nom de « bienfait », l’acte charitable se déprend partiellement de sa finalité religieuse pour renouer avec une philosophie et une pratique cultivées dans l’Antiquité (dont Sénèque serait la figure de proue), l’opposition entre bienfaisance laïque et charité chrétienne n’apparaît pas toujours de façon évidente dans la fiction. Les auteurs s’efforcent-ils de distinguer entre bons et mauvais bienfaiteurs, et surtout de définir ce qui serait des bons et des mauvais pauvres ? Les textes de fiction permettent-ils de dessiner une économie de la charité ? Quelle représentation donnent-ils des établissements de bienfaisance, dont la légitimité sera régulièrement interrogée depuis Mandeville (Essai sur la charité), jusqu’à la Révolution ? Quelle lecture la fiction propose-t-elle de la figure du pauvre, et de quelle façon participe-t-elle du débat engagé par la philosophie politique et morale des Lumières sur le don et la bienfaisance ? Telles sont quelques unes des questions que cette deuxième journée posera.

 

Les propositions de participation (un titre et 10 lignes de résumé maximum) pour la première journée sont à envoyer conjointement à Florence Magnot-Ogilvy et à Stephane Pujol, organisateurs des deux journées avant le 15 mai 2019.

 

Contact : 

florence.magnot-ogilvy@univ-rennes2.fr

et

pujolstephan@gmail.com

 

 

« LETTRES, PLUMES et PINCEAUX », Colloque interdisciplinaire, Université de Limoges, 26-27 septembre 2019

Représentations croisées du geste épistolaire dans la Littérature, les Beaux-Arts 

et les pratiques quotidiennes (Antiquité-XXIe siècle)

 

Colloque EHIC / CRIHAM, FLSH de l’Université de Limoges 

(avec le soutien scientifique de l’AIRE, Association Interdisciplinaire de Recherche sur l’Épistolaire)

 

Organisateurs : Odile RICHARD-PAUCHET, Albrecht BURKARDT

 

 

Ce colloque interdisciplinaire Texte/Image, ouvert à la Littérature, l’Histoire, l’Histoire de l’Art et la Sociologie, se donne pour mission d’interroger, dans sa complexité et son évolution, le geste épistolaire (lire, écrire une lettre) à travers ses représentations historiques, plastiques et littéraires. 

 

On connaît, à certaines époques, les représentations iconographiques quasi sacrées de scribes ou de moines copistes. Les représentations picturales d’épistoliers et d’épistolières sont plus nombreuses à l’âge classique, en particulier dans la peinture hollandaise, où hommes et femmes, dans un cadre privé, sont représentés recevant, manipulant, écrivant et lisant des lettres (voir Jean Leymarie, L’Esprit de la lettre dans la peinture, Skira, 1967, ainsi que les études iconographiques proposées à partir de ses couvertures par la revue de l’AIRE, Épistolaire : epistolaire.org). 

 

Quelle place les arts de la représentation en général (y compris la photographie, le cinéma…) font ils à la mise en scène du geste de réception, de lecture, d’écriture d’une lettre ? Mais aussi dans quelles correspondances, quels romans, épistolaires en particulier, poèmes, textes dramatiques, ce geste est-il décrit, mis en scène ou valorisé ? Avec quelles significations ? 

 

Dans ces types de représentations, quelle est la place de la femme par rapport à celle l’homme ? (Michèle Bocquillon, L’empreinte et l’éclat. La lettre d’amour et l’amour de la lettre dans la littérature et la peinture du XVIIIe siècle, Aléas, 2010). 

 

Qu’en est il des représentations d’écrivains, d’écrivaines que l’on devine parfois sous les représentations épistolaires ? L’ouvrage, le roman en train de s’écrire ne se déchiffre t il pas sous l’apparence du feuillet ? Nous pensons au portrait ambigu par Van Loo de Denis Diderot, épistolier sûrement, mais déjà écrivain et philosophe confirmé, la main à la plume posée sur un feuillet plié en deux non identifiable (1767), ou encore à l’étrange « Buste d’homme écrivant », de Pablo Picasso (1971). Certains portraits d’écrivain(e)s ne naissent-ils pas de représentations épistolaires devenues topiques, et selon quels processus ?

 

Le colloque cherchera enfin à confronter ces différentes interrogations au témoignage d’autres sources, fréquentées davantage par les historiens, et relevant de la pratique du même geste épistolaire, vécu au quotidien, avec ses accessoires spécifiques.

Nous invitons les intervenants à évoquer à travers les âges toutes ces représentations, qu’elles émanent de peintres, de sculpteurs, de graveurs et d’autres plasticiens, ou bien d’écrivains, poètes, romanciers, qui mettent en lumière le geste épistolaire dans sa fécondité, son mystère et sa valeur iconique.

 

Comité scientifique : 

Alexandra Beauchamp, Albrecht Burkardt, Vincent Cousseau (CRIHAM, Université de Limoges) ; Brigitte Diaz (LASLAR, Université de Caen) ; Nathalie Ferrand (CNRS, ENS) ; Éric Francalanza, Alain Kerhervé (CECJI, Université de Brest) ; Daniela Gallo-Sénéchal (CRUHL, Université de Lorraine) ; Katalin Bartha-Kovács (CLARE, Université de Szeged) ; Nathalie Kremer (FIRL, Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3) ; Élisabeth Lavezzi (CELLAM, Université de Rennes 2) ; Bénédicte Obitz (POLEN Orléans, Université du Mans) ; Élise Pavy-Guilbert (CLARE, Université Bordeaux-Montaigne) ; Odile Richard-Pauchet (EHIC, Université de Limoges).

 

Les propositions de communication, d’une page maximum, accompagnées d’un CV, sont à adresser à odile.pauchet@unilim.fr et albrecht.burkardt@unilim.fr avant le 30 juin 2019.

 

Journées jeunes chercheurs : l’expérience (XVIIe-XVIIIe siècles) - Université Paris Nanterre - 26-27 septembre 2019

Société d’Études Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles

Société d’Étude du XVIIe siècle

Société Française d’Étude du XVIIIe siècle

Institut de Recherches Philosophiques (E.A. 373)

Centre de Recherches Anglophones (E.A. 370)

 

Les propositions de communications devront présenter une réflexion sur la notion d’expérience, quels que soient le domaine disciplinaire et le contexte abordés. Elles pourront porter sur la France, la Grande Bretagne et/ou l’Amérique du nord aux XVIIe et/ou XVIIIe siècles.

 

Merci d’envoyer un résumé de 300 mots, ainsi qu’une courte notice biographique, aux membres du comité d’organisation avant le 20 avril 2019 à l’adresse jjc2019nanterre@gmail.com. Une réponse sera donnée au plus tard le 15 mai 2019.

 

Téléchargez l'appel complet ci-dessous.

 

NB : Pour information, les "jeunes chercheurs" sont les doctorants et les docteurs jusqu'à environ 3 ans après la soutenance de thèse.

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Appel à contributions, revue Intermédialités n°36, automne 2020, "Jardiner / Gardening"

Sous la direction de :

Denis Ribouillault (Université de Montréal)

Date de soumission des propositions : 1er mai 2019

Annonce des résultats de la sélection des propositions : 15 mai 2019

Soumission des textes complets aux fins d’évaluation : 15 novembre 2019

Publication des textes retenus par le comité de rédaction : automne 2020

 

Si des perspectives intermédiales se sont développées ces vingt dernières années pour aborder la littérature, le théâtre, le cinéma, la danse ou même la tapisserie, le jardin n’a pas encore fait l’objet d’approches qui se revendiqueraient explicitement de ce nouveau courant interdisciplinaire. Pourtant, une large part de l’historiographie et de la théorie des jardins repose sur la relation entre les arts. Le jardin constitue, en ce sens, un formidable laboratoire pour penser et repenser l’intermédialité.

Ce numéro d’Intermédialités réunira des textes qui proposent des réflexions critiques sur les relations intermédiatiques au sein du jardin, et la manière dont celles-ci éclairent, voire définissent, les relations entre l’homme ou la femme et le jardin. Les questions abordées s’appuieront sur l’analyse précise de jardins, réels ou non, de tous lieux et de toutes époques et à partir de méthodologies variées. Un intérêt particulier sera porté aux cultures non occidentales et aux modes de relations qu’elles construisent au sein des jardins.

Pour plus d'information, consulter l'appel complet à l'adresse suivante :

http://intermedialites.com/appel-a-contributions-call-for-papers-n36-jardiner- gardening-automne-2020/



Les propositions de contribution (700 mots max.) pourront être écrites en anglais ou en français. Elles

devront être envoyées à l’adresse suivante : denis.ribouillault@umontreal.ca

Publication : B. Dhraïef, E. Négrel, J. Ruimi, Théâtre et charlatans dans l'Europe moderne, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2018.

« Tout le monde est charlatan. Les écoles, les académies, les compagnies les plus graves ressemblent à l’apothicaire Arnoud ». Lorsque Voltaire écrit ces lignes en 1768, cela fait un siècle que le mot charlatan possède le sens figuré de « trompeur, manipulateur », tout en conservant son sens initial qui renvoie à une pratique non académique de la médecine. Qu’il soit faux médecin ou imposteur quelconque, le charlatan a partie liée avec la mise en scène de soi et l’usage d’une parole artificieuse. L’arracheur de dents ou le vendeur de drogues s’entourent de farceurs et de musiciens : l’empirisme médical est un spectacle. La charlatanerie métaphorique rencontre aussi le jeu et le dédoublement de l’être : faux savant ou faux dévot, faux prophète ou faux héros, les mystificateurs en tous genres sont des comédiens. Réunissant des contributions pluridisciplinaires, ce volume entend cerner la réalité ambivalente du charlatan, les conditions d’exercice de ce métier en marge des institutions, les rapports étroits qu’il noue entre médecine empirique et théâtralité, la manière, enfin, dont la notion mouvante qu’il recouvre innerve les arts et nourrit la littérature de l’Europe moderne.

 

http://psn.univ-paris3.fr/ouvrage/theatre-et-charlatans-dans-leurope-moderne

 

Appel à contribution : Dossier à paraître dans le numéro 51 des Études rétiviennes

L’identité narrative chez Rétif de la Bretonne

 

Le rapport d’identification de Rétif de la Bretonne (1734-1806) à son œuvre est si intense qu’il est difficile, voire impossible d’y distinguer la composante biographique de la composante fictionnelle. Comme Montaigne, il eût pu dire : « je suis moi-même la matière de mon livre » (Essais). Ce faisant, il fait évoluer la notion d’auteur, en en disséminant l’expression à tous les niveaux de la fiction, du personnage à l’éditeur en passant par différents types de conteurs et narrateurs secondaires. Comment définir l’identité rétivienne sinon en la rapportant à l’acte narratif ? La notion d’« identité narrative » (Ricœur 1985), qui est la réponse à l’aporie de la temporalité, réponse toujours fragile et provisoire, aide à mieux comprendre l’enjeu de la création littéraire rétivienne, notamment dans la dimension existentielle d’un projet qui tend à démultiplier la puissance vitale (Testud 1977 ; Samzun 2018).

Les récits personnels, notamment Monsieur Nicolas (1796-1797), mais aussi la vertigineuse prolifération des histoires et nouvelles dans des recueils comme Les Contemporaines (1780-1785) ou Les Nuits de Paris (1788) appellent une réflexion sur une identité qui n’a rien d’uniforme, mais présente au contraire tous les caractères de la pluralité. La vie, refigurée dans le récit, est devenue tissu d’histoires racontées, désormais unique accès à soi-même et à la connaissance du monde de l’« être-empêtré-dans-des-histoires » (Schapp 1953). Par-delà la frontière qui sépare le réel et l’irréel, la fiction et la réalité, l’œuvre rétivienne permet au lecteur de vivre, dans et par le récit, une expérience originale du temps, dans les va-et-vient du passé au présent, du présent à l’avenir. La visée éthique individuelle rencontre, sur des questions alors en débat, le projet d’une société qui se rêve ; l’histoire personnelle s’enchaîne à l’histoire universelle ; l’identité singulière s’écrit sur fond de destin collectif.

 

Les contributions (30.000/40.000 signes) sont à adresser à Nicolas Brucker (nicolas.brucker@univ-lorraine.fr) avant le 1er septembre 2019.

 

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RAPPEL : 15e Congrès International sur les Lumières

Lieu: Edimbourg, Ecosse, 14-19 juillet 2019

Date limite d'envoi des propositions de communication : jeudi 31 janvier 2019.

Tables rondes et Sessions
Pour une meilleure visibilité et concertation, vous pouvez communiquer à la
SFEDS vos propositions de tables rondes et de Sessions soumises au comité scientifique
du Congrès de la SIEDS. Merci alors de les envoyer simultanément aux adresses
suivantes :
- du site : jennifer.ruimi@gmail.com et benedicte.peslier@gmail.com
- de la Lettre électronique mensuelle : SFEDS@laposte.net
- et du Bulletin : bulletin@sfeds.fr
Les informations seront ainsi accessibles par ces trois canaux.

Publication: Les Libertins en campagne, anonyme (1710), Paris, Classiques Garnier, novembre 2018

Publication: Yann Robert, Dramatic Justice: Trial by Theater in the Age of the French Revolution, Philadephia, University of Pennsylvania Press, PA, 2018.Site web: http://www.upenn.edu/pennpress/book/15894.html

Publication : "Auprès de mon écritoire". Le copie-lettres (1732-1754) de François Pierre de Reynold

Neuchâtel, Editions Alphil - Presses universitaires suisses, 2018

Site web: https://www.alphil.com/index.php/aupres-de-mon-ecritoire.html

Publication : Quadri di un'esposizione. I Salons di Diderot, Rome, Aracne, 2018.

http://www.aracneeditrice.it/index.php/pubblicazione.html?item=9788825513691

Publication : Le Voyage pittoresque de la Flandre et du Brabant de Jean-Baptiste Descamps (1769), édition présentée et annotée par Gaëtane Maës, Turnhout, Brepols, 2018.

Lien : http://www.brepols.net/Pages/ShowProduct.aspx?prod_id=IS-9782503577036-1

PRIX « DIX-HUITIÈME SIÈCLE » 2019 - APPEL À CANDIDATURE

Le Prix est ouvert à tout étudiant (de nationalité française ou étrangère) ayant soutenu un premier mémoire universitaire (BAC + 4 ou 5, université française ou étrangère) écrit en français, portant tout ou partie sur le Dix-Huitième siècle, quelle que soit sa discipline. Les mémoires doivent avoir été soutenus au cours de l'année universitaire 2016-2017, 2017-2018 ou 2018-2019.

Le prix est doté d'une somme de 500 euros et de deux ans d'adhésion à la Société Française d'Étude du Dix-huitième Siècle (SFEDS). Le jury peut également proposer au lauréat de tirer de son mémoire un article à paraître dans les mélanges du numéro annuel de Dix-huitième Siècle.           

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Publication: Charlotte Bellamy & My Hellsing, Ma chère amie...
Billets de la duchesse Charlotte de Sudermanie à Sophie Fersen, Paris, Mercure de France, 2018.

http://www.mercuredefrance.fr/livre-Ma_chère_amie...-50059-1-1-0-1.html

Publication : Robert-Martin Lesuire, Robert, ou Confessions d’un homme de lettres pour servir à l’étude de la nature et de la société, éd. Bénédicte Obitz-Lumbroso, Garnier, 2018.

Publication : Ignacio Díaz de la Serna, Más crudo que cocido. Otredad e imaginario social en la Enciclopedia de Diderot y d'Alembert, TRAMA Editorial, Madrid, 2018.

PublicationChristian Mühling, Die europäische Debatte über den Religionskrieg (1679-1714) Konfessionelle Memoria und internationale Politik im Zeitalter Ludwigs XIV, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 2018.

Publication : Sur les traces de Jean Potocki. Études réunies et présentées par Emilie Klene, Oxford, 2018.

Bibliographie pour l'agrégation 2019 en ligne

Marivaux : La Double Inconstance, La Fausse Suivante, La Dispute

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Hommage à Pierre Rétat

In memoriam

PIERRE RÉTAT (1932-2018)

Dans ses « Confessions d’un dix-huitiémiste » (Être dix-huitiémiste, témoignages re- cueillis par Serguei Karp, Centre international de Ferney-Voltaire, 2003), Pierre Rétat donnait comme point de départ de sa vocation, la lecture des Pensées de Montesquieu dans le parc du château de Compiègne ; il avait alors dix-huit ans. Robert Mauzi à l’E.N.S., Jean Fabre et René Pintard à la Sorbonne devaient le confirmer dans cette orientation première. Les années 60 avaient connu un éveil remarquable des recherches dix-huitiémistes. Voltaire, Rousseau, Diderot, Montesquieu en ont profité. Pierre Rétat a choisi Bayle plutôt que Montesquieu ; guidé par René Pintard et Élisabeth Labrousse, dont le Pierre Bayle venait de paraître, il s’est consacré à ce qu’il nommait une « fête de l’intelligence ». En 1971 paraissait sa thèse, Le Dictionnaire de Bayle et la lutte philosophique au XVIIIe siècle.

Il a mené toute sa carrière à l’université de Lyon ; assistant, puis maître de conférences (1969) et professeur (1988), il y a créé une équipe de recherche remarquablement productrice. Lui qui avait travaillé si longtemps en solitaire, s’est associé à Claude Labrosse, à Henri Duranton, à Robert Favre, à Pascale Ferrand, secrétaire du Centre de Recherche sur le XVIIIe siècle, pour lancer une vaste enquête sur les Mémoires de Trévoux et la presse du temps. En collaboration avec l’équipe de Grenoble, il a organisé de multiples rencontres et publié avec ses fidèles compagnons une dizaine de volumes qui ont renouvelé notre connaissance des gazettes. Le rapport entre la presse et l’histoire, qui avait mené à un premier volume sur l’année 1734, l’a mené jusqu’à l’étude des journaux révolutionnaires : peu d’historiens ont connu, aussi bien que lui et son fidèle associé, Claude Labrosse, toute l’étendue du monde classique de l’information.

On connaissait sa prudence, sa timidité, sa méfiance à l’égard des synthèses trop ambitieuses ; dans son exploration des gazettes, ce continent immense et complexe, l’équipe lyonnaise s’est montrée audacieuse, perspicace, inventive, et elle a su attirer dans ses colloques tous les historiens de la presse d’Europe et d’Amérique. Cette habitude de travailler en équipe a conduit les équipes de Lyon et de Grenoble à s’associer aux activités de la SFEDS, née elle-même d’un souci de favoriser les centres et équipes dix-huitiémistes. Pierre Rétat a été secrétaire général de la Société sous la présidence de Jean Sgard ; il lui a succédé en 1991. La SFEDS lui doit sans doute une part de cette régularité, de cette rigueur qui lui sont propres.

La carrière intellectuelle de Pierre Rétat, si bien remplie, semblait s’achever quand il s’est joint à l’équipe Montesquieu. Il a dirigé trois tomes des Œuvres complètes ; son dernier travail a paru il y a seulement quelques mois : l’édition des Notes sur Cicéron lui a permis de renouer avec ses recherches initiales sur Bayle et les combats de l’esprit qui se prolongent au XVIIIe siècle. Il a ainsi mené jusqu’au bout une pratique exemplaire de l’édition critique, d’une érudition rigoureuse, d’une attention subtile au mouvement des idées et aux contextes intellectuels et historiques, enrichie par une connaissance exceptionnelle du XVIIIe siècle dans toutes ses dimensions.

En 2004, lorsque Jean Ehrard a souhaité se retirer de la codirection des Œuvres complètes de Montesquieu qu’il avait fondées, il a repris cette charge. Il l’a assumée pendant quatorze ans avec l’énergie et le courage que nécessitent des entreprises aussi complexes. La fatigue l’avait contraint à s’en retirer début juin, quelques jours avant sa mort.

 

PublicationMarine Ganofsky, Night in French libertine fiction, General Editor Gregory S. Brown, Oxford, 2018.

Publication : Œuvres complètes de Voltaire, t.60D: Collection des lettres sur les miracles. Ecrites à Genève, et à Neufchâtel, éd. Olivier Ferret et José-Michel Moureaux, Oxford, 2018

Publication : Femmes des Lumières. Recherches en arborescences

Sous la direction d’Huguette Krief, Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval, Michèle Crogiez Labarthe et Edith Flamarion.

 

Ce collectif de vingt chercheurs présente de nouveaux chantiers sur les femmes des Lumières (2010-2016). Les lignes de partage entre hommes et femmes bougeant au cours du siècle, qu’il s’agisse de sciences, de littérature ou de politique, il établit l’ample collaboration féminine aux Lumières.

 

Classiques Garnier, "Rencontres", Série "Le dix-huitième siècle", no 22, dirigée par Jacques Berchtold et Catriona Seth, 2018.         

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PublicationPietro Calepio, Il Paragone della poesia tragica d'Italia con quella di Francia (1732), édition de Enrico Zucchi

Pietro Calepio, Il Paragone della poesia tragica d'Italia con quella di Francia (1732), édition de Enrico Zucchi, Université Paris-Sorbonne – LABEX OBVIL, Paris, 2017

Site web: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/historiographie-theatre/calepio_paragone-poesia-tragica_1732

 

 

PRIX DE THÈSE

La Société d’Études Anglo-Américaines  des  XVIIe  et  XVIIIe  siècles lance  son  Prix  de  thèse 2017,  pour  les  thèses soutenues en 2015 et 2016 portant  sur  les XVIIe  et  XVIIIe  siècles,  domaine  britannique  et  nord-américain. Lien pour les modalités de candidature.
 

L’Adresse à l’Assemblée Nationale (31 mai 1791) de Guillaume-Thomas Raynal. Positions, polémiques, répercussions, éd. Hans-Jürgen Lüsebrink, 2018.

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Bon de commande Raynal.pdf
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Antoine Benezet, Une histoire de la Guinée, 1771 Texte traduit et présenté par Marie-Jeanne Rossignol et Bertrand Van Ruymbek

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Bon com. Hist. de la Guinée 2017.pdf
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 L'idée de l’Europe au Siècle des Lumières 

Rotraud von Kulessa et Catriona Seth (éd.)

 

Nombre d’hommes et de femmes des Lumières ont envisagé l’avenir du continent, en particulier lorsqu’ils ont souligné dans des écrits leur espoir que la paix s’établisse en Europe. Publié en Français, édité par des universitaires d’Augsburg, de Lorraine et d’Oxford, avec la collaboration de collègues de différents pays européens, ce volume réunit de tels textes sur l’Europe, son histoire, sa diversité, mais aussi ce que ses nations ont en commun.

 

Disponible en éditions brochée (£14.95) et ebook (£2.99); le livre est également téléchargeable intégralement à titre gratuit, sur le site de l’éditeur : 

www.openbookpublishers.com

Pour toute information supplémentaire : general@openbookpublishers.com

+44 (0)1223 339929



Ce livre est une gageure : en un mois, des savants, des chercheurs, des universitaires ont quitté leurs travaux d'érudition et ont sélectionné près de 50 texte et 34 citations, pour offrir à tout un chacun, au citoyen révolté et endeuillé par les attentats de janvier 2015, un livre facile d'accès, plein de belles et bonnes phrases, bien senties, bien tournées, généreuses, enthousiasmantes.

 

Une quarantaine d'auteurs de ce beau Siècle des Lumières, français et étrangers, viennent ici donner envie de poursuivre ce nécessaire combat pour la tolérance, pour l'égalité, pour la liberté, contre toutes les formes d'exclusion et de violence sociale.

 

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